Libreville-Gabon : Les etudiants se consacrent envers et contre tout

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En Afrique, quand tout va bien, nous dansons.

Quand rien ne va on danse encore.

C’est justement mon expérience avec les étudiants de Libreville entre le 6 et le 13 Aout dernier lors du camp MUETSO. Nous étions donc à Libreville, et j’ai dansé avec les étudiants et les évangélistes du coin.

Mais commençons par le début. De quoi s’agissait-il au juste ? Un groupe de 44 personnes, étudiants, professionnels et élevés étaient réunis pour la première conférence annuelle du mouvement estudiantin de Campus pour Christ au Gabon.  Dans l’enceinte de l’Ecole des Instituteurs d’Owendo, la rencontre avait pour thème « Une nouvelle génération des leaders intègres pour une société responsable » (2 Rois 23 :1-25 ; Proverbes 11 :11) a été le thème de la 1ère édition du camp Muetso .

DSC_7638Pendant que j’enseignais sur le thème du besoin de leaders pour la nation Gabonaise, j’ai demandé aux étudiants des problèmes de leurs pays, et voici leurs réponses résumées :

  1. Les problèmes sur le campus
  • Taux d’échec élevé
  • Mauvaises conditions d’apprentissage
  • Harcèlement sexuel (Ils appellent cela des notes sexuellement transmissibles)
  • Accroissement des sectes pernicieuses
  • Consommation accrue des drogues
  • Inadéquation entre la formation et l’emploi
  • L’insécurité sur les campus

     2. Les problèmes du pays

  • Crise économique
  • Crise identitaire
  • Corruption
  • Dépravation des mœurs
  • Crimes rituels (il y a eu des cas de sacrifices humains)
  • Repli identitaire

     3.  Les problèmes dans l’église

  • Corruption
  • Désaccord sur les questions de doctrine
  • La concurrence
  • La recherche de la popularité
  • L’occultisme
  • Le manque d’intégritéDSC03397

Le but de camp a été de réunir et former des étudiants et jeunes professionnels qui partagerons régulièrement Christ aux autres comme mode de vie et les affermir  en vue de bâtir un mouvement dans chaque campus. Il y avait en tout 44 participants.

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Pour atteindre cet objectif plusieurs enseignements ont été développés tels sur le discipolat,  le leadership, catalytique, digital, étudier efficacement…

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Comme susmentionné, pendant ce camp, nous avons équipé les participants sur la stratégie catalytique avec mise en pratique sur les campus de l’Institut Africain d’Informatique( IAI ) et l’Université des Sciences de la Santé(USS) ce qui nous a permis d’obtenir 12 volontaires clés, des étudiants qui disaient vouloir s’impliquer pour présenter l’évangile aux autres étudiants, et 2 des participants ont dit vouloir devenir des évangélistes à plein temps.

Le changement est en marche :

  • Lucrèce, étudiante en communication, a dit qu’elle appréhendait un peu le fait de se retrouver avec d’autres filles dans la grande proximité du dortoir pendant une semaine entière, mais elle s’est rendue compte que l’expérience a été très positive, et cette rencontre a été pour elle l’occasion de réfléchir sur ses choix passes.
  • Personnellement, en allant sur le campus de l’Université des Sciences de la Santé(USS), j’ai pu voir un phénomène intéressant. A la question de savoir s’ils voulaient être utilisés par Dieu pour changer leur campus, plusieurs étudiants ont simplement dit que ça ne les intéressait pas. Vers la fin de la sortie, j’ai posé la question à une dernière étudiante qui a dit qu’elle s’était un peu éloignée de la foi, mais maintenant elle désire revenir dans le droit chemin et aider les autres à se connecter à Dieu. Qui était-elle ? La fille d’un pasteur. Dieu a un certain sens de l’humour.

Pour cela tout cela, on a mangé ensemble, chanté ensemble, dansé ensemble avant de decoller de l’Aeroport International Leon Mba, le seul qui porte mon nom.

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Elmina : en finir avec l’esclavage ancien et nouveau

20171003_140226J’étais à Elmina au Ghana en début Octobre. Elmina ? Oui, une belle petite station balnéaire, mais en même temps Elmina Castle a été le a été un des plus grands centres africains de la traite des esclaves.

Lors de la visite guidée, nous avons appris beaucoup de choses. En gros, c’est l’histoire de l’esclavage de ce site du XVIIe siècle au début du XIXe siècle, ou la traite des esclaves fait la fortune de la cité. En 1872, Elmina est cédé aux Britanniques.

Construit en 1482 par les commerçants de portugais, Elmina Castle était le premier poste de traite d’esclave dans toute l’Afrique sub-saharienne. Situé sur la côte ouest de l’actuel Ghana, il a été construit à l’origine pour protéger le commerce de l’or, mais après sa capture par les Hollandais en 1637, il est venu pour servir la traite néerlandaise avec le Brésil et les Caraïbes pour être en 1872, cédé aux Britanniques. Me voici donc en  train d’interpréter une visite guidée du Château d’Elmina sur la côte Ouest du Ghana.

  • On pouvait lever le pont-levis pour empêcher les assaillants d’entrer
  • C’est ici que l’on entassait les esclaves males
  • De ce cote se trouvaient les esclaves femmes
  • Voilà la petite sortie par laquelle les esclaves sortaient pour être embarqués dans les bateaux
  • Voici la balustrade ou se tenait le gouverneur pour choisir les esclaves femmes. On la lavait et on la faisait monter par cet escalier
  • Voici les appartements du gouverneur
  • (Et plus surprenant) Voici l’église dans laquelle ils priaient
  • Lorsqu’un soldat européen se comportait mal, on le mettait dans une cellule aérée pour un moment
  • Lorsqu’un esclave se révoltait, on le mettait dans une cellule sans ouverture jusqu’à ce qu’il meure.

Tout avait commencé pour moi par une invitation à venir interpréter.

« En tant que leader reconnu, c’est un honneur de vous inviter à participer au quatrième Forum Africain sur la Religion et le Gouvernement (AFReG 4) qui se tiendra à Elmina, au Ghana, du 2 au 5 octobre 2017. AFReG 4, sous le thème Les Africains se lèvent ensemble: Réconciliation et Reconstruction, s’attaquera au fossé paisible causé par la traite négrière transatlantique et aux réflexions historiques qui en découlent. À la suite de l’AFReG 1, 2 et 3, les initiatives nationales et régionales en faveur de la transformation se déroulent à travers un réseau croissant de leaders engagés à l’Afrique qui se relève. L’avenir de l’Afrique est entre les mains de dirigeants comme vous. Avec votre participation, nous sommes convaincus que la vision de l’AFReG continuera et contribuera à apporter un avenir brillant et plein d’espoir aux peuples de notre continent et au-delà. »

              C’est donc ainsi que je me suis retrouve à Elmina, un cadre de carte postale. C’était aussi l’occasion de rencontrer des américains et des antillais ou jamaïcains descendants de ces esclaves, et désireux de voir comment se reconnecter avec leurs racines et s’impliquer d’une certaine manière dans l’amélioration des relations entre les africains des deux bords.

A un moment de la conférence, pour exprimer cette réconciliation, des chefs traditionnels ont accueilli symboliquement un couple afro-américain sous la direction de deux pasteurs, l’un africain l’autre américain. En effet, la porte par laquelle sortaient les esclaves avaient été surnommée « la porte de non-retour ». C’était dons une façon de défier le sort, de proclamer le retour triomphal de ceux qui étaient censés ne plus pouvoir revenir. Au cours de cette cérémonie empreinte d’émotion, j’ai vu un chef traditionnel pleurer.

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L’un des moments les plus marquants de la visite du château d’Elmina était justement lorsqu’on a découvert la présence de deux églises dans le château, non loin des cachots. Les portugais avaient construit la première, et quand les hollandais ont pris le contrôle des lieux, refusant d’adorer dans une église catholique, ils ont construit la leur. Tous les visiteurs étaient scandalises.  Comment peut-on adorer avec des esclaves sous ses pieds ?

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Cependant, une autre vérité plus trouble ressortait :

Un système avait été mis en place pour asservir et exploiter toute une région pendant des siècles. Les nations avaient changé, mais le but était reste le même : l’exploitation. Cette exploitation avait été d’abord celle de l’or, et était devenue celle des hommes. Et si le système était reste-le même ? Et si de nouvelles formes d’exploitation continuaient aujourd’hui en vue d’asservir l’Afrique, avec des églises a tous les coins de rue ?

En évangélisant sur nos campus, il est clair que plusieurs étudiants sont encore esclaves. Esclaves de l’intellectualisme, esclaves de l’immoralité sexuelle, et prêts à vendre leur pays aux multinationales ou aux gouvernements étrangers les plus offrants. C’est pour briser cet esclavage que nous voulons continuer à travailler sur les campus.

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Impact Jubilé 25 : Dans la vallee verte au pays de la sauce jaune

Le site s’appelle vallée verte. Bien des choses peuvent se passer dans une vallée, surtout lorsqu’on raconte une histoire ou qu’on décrit une situation étonnante. En tout cas, en début du mois d’Aout 2017, se tenait la conférence Impact Jubile 25 de Campus Life, la branche universitaire de Campus pour Christ Cameroun. Cette rencontre a  donné l’opportunité a 133 délègues issus de 7 universités au moins de se frotter les uns aux autres en recevant des enseignements sur l’évangélisation en milieu universitaire, l’expansion sur les campus ou le rapport entre notre engagement sur les campus et la capacité à transformer nos pays. Quant à moi, j’étais l’orateur principal de la conférence, ce qui m’a fait penser avec nostalgie a la première conférence du genre en 2001 ou j’étais juste un étudiant enthousiaste perdu dans la foule. Mes interventions à cette conférence allaient en droite ligne du leitmotiv du mouvement estudiantin de Campus pour Christ qui se décline en trois lignes:

  • L’évangile pour chaque étudiant

  • Des mouvements sur chaque campus

  • Des leaders pour chaque nation

Thème N°1: L’Evangile pour chaque étudiant

Les étudiants et élèves d’aujourd’hui sont les futurs leaders de la société en général. Le diable au travers des sectes occultes est déjà à l’œuvre pour les recruter, en faire ses futurs agents et les perdre. Il est donc urgent que chacun d’entre eux ait l’opportunité d’entendre une présentation claire de l’Evangile de Jésus-Christ avec une possibilité d’y répondre.

Thème N°2: Des mouvements sur chaque campus.

Nous devons travailler à ce qu’il y ait sur chaque campus un groupe croissant de disciples de Jésus-Christ remplis du Saint-Esprit portant la vision de la multiplication spirituelle et veillant à ne laisser aucun campus hors du champ de mission.

Thème N°3: Des leaders pour chaque nation.

LE CAMPUS AUJOUD’HUI, LE MONDE DEMAIN !!!

Il est urgent de passer d’un ministère intensif des équipiers à un mouvement de multiplication du leadership estudiantin, ceci en vue de préparer de véritables futurs leaders pour notre nation et pour toutes les nations du monde. Une des causes des crises que nous vivons dans le monde est le manque d’un leadership à l’image de celui de Jésus-Christ. Notre travail consiste donc à développer des jeunes qui commencent à être ce « sel » en tant que leaders sur leurs campus aujourd’hui, et pour le monde demain.

En tout cas, les étudiants présents à la conférence Impact de 2017 ne sont pas perdus, et ils comptent bien travailler au salut de leurs camarades sur tous les campus du Cameroun et au-delà.

En tout cas, puisque c’était l’heure des bilans annuels, on a pu noter que l’équipe de Campus Life Cameroun a pu avancer sérieusement cette année :

  • 6563 Etudiants ont entendu une présentation de l’évangile
  • 2023 ont indiqué avoir pris une décision de confier leur vie a Christ
  • 411 sont passés dans un processus de suivi pour être affermis dans leur foi

QUELQUES TÉMOIGNAGES:
“Je rends grâces à Dieu car au
travers du témoignage de l’étudiant Rwandais  qui est devenu coordonnateur national du mouvement Campus pour Christ dans son pays alors qu’il était encore étudiant et de surcroit en informatique et celui du Pr
MBANYA (Professeur en Hématologie a la Faculté de Médecine) qui, malgré ses occupations a le temps de s’investir pour l’œuvre, Cela m’a donné de comprendre que mes études, ma position sociale ou encore
mes occupations ne sont pas des raisons pour lesquelles je ne m’investirai pas
assez dans le ministère. Car il y a toujours le temps pour tout, faut juste être
diligent. M.T.T

Ma participation à Impact a permis que je puisse commencer une nouvelle année académique avec une mentalité transformée sachant que Dieu veut m’utiliser pour une œuvre bien plus grande que ce que je pense et il m’équipe pour réaliser l’œuvre. Je rends juste grâce à Dieu pour ce nouveau départ et cette nouvelle mentalité acquise, car je suis transformé par le renouvellement de l’intelligence afin de créer un mouvement au sein de mon campus. J.S.

Les perspectives

Le mouvement au Cameroun n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. L’idée est de

  • Passer d’une présence sur 20 campus à une présence sur 50 campus
    d’entre les 150 que nous voulons atteindre d’ici 2020 ;
  •  Passer d’environ 200 disciples multiplicateurs que compte le Campus Life Cameroun à 600 disciples multiplicateurs ;
  • Déjà, ils ont organisé la première formation catalytique ouverte aux étudiants leaders en septembre 2017 ;

Je ne sais pas tout ce qui se passera dans ce pays qu’est le Cameroun, mais je sais une chose. Dans le climat trouble actuel qui agite le pays, avec des attaques terroristes au Nord du pays et ce qui a été qualifie de “crise anglophophone dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, nous avons besoin d’une nouvelle génération de leaders capables d’aider cette nation à connaitre la paix. Non pas celle parfois précaire des accords, des traites et des armistices, mais la paix que Jésus donne.

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Les membres du comite d’organisation : un enthousiasme debordant.

Et la sauce jaune ?

Ah oui…C’est un repas tres prise au Cameroun, et il est provient du Nord-Ouest du pays.

De passage au pays, je me devais d’en deguster.

Pour moi, c’est le symbole de tout le bien qu’il y a a vivre…et a manger ensemble, car on a toujours de bonnes raisons de partager.

Pour ce qui est de la recette, jetez un coup d’oeil ici ou 20170803_201247

Une sauce jaune…et bonne

De passage au pays des lionnes, vert rouge et jaune,

Il me faut gouter de la sauce jaune.

Pas conne cette sauce jaune, plutôt bonne.

Qu’importe les choucroutes de Bonn,

Que me font les italiens et leur minestrone

Je ne ferais pas cas des fondues Bretonnes

Tant que j’ai ma sauce jaune

Qui soit dit en passant n’est pas conne,

Sage comme une nonne,

Violente comme un piment jaune

Et bonne, très bonne

C’est un cratère sans éruption ou foisonnent

Le kanda * et les tripes qui s’abandonnent

Le ndjakatu** qui fanfaronne

Le poisson qui s’époumone

Et la viande pour les bouches gloutonnes
Dites donc qu’elle n’est pas bonne, ma sauce jaune.

Elle n’appartient plus aux autochtones

Elle qui combat les saveurs monotones

Dans son écrin de taro, souriante comme un émoticône

Devant elles, tous deviennent des Fons***

Assis sur leurs trônes.

Je vous assure qu’elle ne demande pas l’aumône,

Et qu’à l’aune de la sauce jaune, nul ne peut rire jaune….

I say hein my man ? You no go eat this ashu ? Weting you di talk so ? Chop naaa !

(Pourquoi tout ce bavardage ? Vas tu as la fin manger ce taro ? Mange je te dis !)

* Kanda : peau de boeuf

** Ndjakatu : aubergine

*** Fon : Chef traditionnel du Nord-Ouest Cameroun.

On se plaint

 

Plein coucher

On se plaint….

De quoi nous plaignons nous au juste

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Je n’ai pas construit ma maison

Ma voiture a de la corrosion

On m’a servi un repas froid

Et une sœur qui pleure : qui m’épousera moi ?

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Dans nos demeures lambrissées

Sur nos tables aux nappes damassées

Avec un verre de pamplemousse pressé

Dans un bain de mousse pour destresser

On a besoin d’une vie plus matelassée

Oh comme on se plaint que le steak est trop fin

Quand d’autres s’embarquent pour une perdition sans fin

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Alléluia j’ai eu mon visa

J’irai me balader aux confins du monde

Fouler la terre de la Joconde,

M’extasier la ou les gratte ciels abondent

Titiller les tigres dans les forets profondes

Déguster du chocolat en Suisse,

Et flâner sur les plages toutes en cuisses

Et on se plaint des piscines mal entretenues

Alors que se préparent des jacuzzis de feu et de souffre

Dont personne ne parle, mais ou plusieurs s’engouffrent.

On se plaint de ne pas être béni

Non pas de vivre sous un arbre

Mais de n’avoir pas cette maison en marbre

De manquer de cette terrasse classe

Ou se prélassent ceux de la bonne race

La race des prospères, la race des hommes fiers

Que dis-je la race des hommes ignobles

Car la négligence est leur vignoble

L’esprit trouble, la consécration soluble

L’inconsistance est leur chasuble

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Je n’ai pas construit ma maison

Ma voiture a de la corrosion

On m’a servi un repas froid

Et une sœur qui pleure : qui m’épousera moi ?

Change ta rengaine et ta dégaine

Change ta chanson sans compassion

Pense à ceux qui logeront en enfer

Avec les bains les plus chauds

Et l’effroi comme roi

A la fête de la punition

Dans un inconfort sans définition.

Ils auront raison de se plaindre…de toi.

Par Patrick Mba

 

 

 

 

 

 

Hope on Togolese universities

Hope on Campus

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It is this 12:15, February 3rd on the campus of Lomé, Togo as we finish a meeting with those who are now called the “catalysts». These are our students and evangelists who have learnt about 2 months how to reach campuses with few resources. Togo for instance has 57 University Campuses to reach, and only two full-time staff assigned to the task. Add to that a small group of student volunteers who so far have mainly been used to working on their campus only. What do you do before the immensity of the task? Train all involved to change their approach and become catalysts. Thus, any member of the team may be working to increase the movement on several university departments, in several campuses, or both at once.

Since the training, I had not had the opportunity to sit down with the Lomé team to learn more about the evolution of their work. The s testimonies are edifying:

  • Philippe, a staff, now finds himself working in earnest to launch spiritual movements in the Faculty of Medicine, the School of Administration and the School of Architecture. One of the students of the School of Administration has already encouraged some of his classmates to share the Gospel to others, and some began to do so.
  • Juanita, who studies German found herself far from the Campus of Lomé, at the other end of the city, coaching a student at ESA, a Business School.
  • I personally spoke with Rachel, a student in 3rd year Civil Engineering from my church. After a preaching where I was talking about the importance of responding to the call of God, Rachel expressed the desire to know how to touch his training school. During a discussion, we later had at my place, I asked her what vision she believes God wants to accomplish through his life. She responded by painting a broad picture of an impact not only among her classmates, but also with professionals in the building business, since she is getting in the marketplace within a few years. It’s so interesting to ask students what they think God wants to do in their lives, because, that way, they do not undertake to accomplish our little plans, but the most ambitious plans from God.

Clearly, these students still need to see God at work in their lives and to learn more about evangelism, but what better training than to roll up their sleeves as they are doing right now, and work for the eternal wellbeing of other students on their campus and elsewhere. God is at work on the Lomé campus. Outside, the leaves are dry and the paths around the student hostels are dusty, but everything looks better when we know what the Lord is doing, creating a new generation of local evangelists.

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Touching the hearts of young christians

Last December, during the Africa wide Pamoja conference held in Lusaka, Zambia, among other things, I had the opportunity to serve as speaker for a seminar on Marriage and Mission. How to you combine a call from God with the intricacies of love, dating and marriage. It was touching to see how the main student leader from the Democratic Republic of Congo needed expressed his gratitude for the insights gained, to see two young ladies from Ethiopia also saying thank you at the end, a bit shy, yet happy. I thought I could share with you these comments by

Sduduze Mthethwa from South Africa, a staff working with our sports ministry in her country.

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Q1. Why did you choose to attend the Marriage and relationships session at Pamoja?

I think it’s an interesting topic if you are young and single Ha-ha..I didnt have any expectations I just went in to hear what the speaker had to offer us. To be quite honest as a Christian you know what the bible says about living a pure life, marriage and sex. Most young people know.

Q2.. My reaction to the session.

The Message was centered on trusting God to bring your partner, also touched on living a holy and pure life as believers, how far is too far in a dating relationship etc.

The message was properly articulated without any harsh and judgmental spirit but at the same time it was scripturally based message without any sugar coating.

Q3. The decision I have taken and the impact I might eventually have on my life and relations.

There are 3 things I took out of the sessions:

  1. Loving God not the benefits…

As young people, it’s so easy to look for containers (how a man/woman looks on the outside not focusing on the content and forget that looks fade as time goes on in marriage)

I was challenged to love and trust God not what he has to offer, in this case a husband…

  1. Trust the word of God and learning the art of hearing the voice of God.

Patrick shared his testimony about how he met his wife, chose to trust God and married his wife without any form of attraction feelings what so ever… That shook me to the core .

After that testimony i realised that i hadnt fully surrendered my relationship life to God…

  1. Obedience produces better fruits than Sacrifice…

Confier son cœur et son mariage Dieu

health-1628372_1280Que prescrire à un Docteur en Pharmacie pour son cœur ? Drôle de question n’est-ce pas ? En fait, le plus simple est de laisser Dieu parler à son cœur. Dans nos échanges avec les jeunes en général et les étudiants en particulier, l’une des grandes préoccupations courantes est la question de la gestion des sentiments et des relations avec le sexe opposé…Après une conférence des célibataires, j’ai reçu un email d’une étudiante en pharmacie. Avec sa permission, et en omettant tout ce qui pourrait causer un souci, je partage avec vous ce que le Seigneur a fait pour elle. Nous l’appellerons Clara.

1er Email de Clara :

Objet : Remerciements

Bonjour Patrick. Merci infiniment pour les enseignements d’hier. J’ai toujours cru que j’avais donné ma vie à Christ mais je réalise que ce n’est que dernièrement que j’ai vraiment donné à Christ. Je n’avais pas réalisé à quel point je vivais dans le péché et plus je lis la Parole plus j’apprends beaucoup de choses. L’enseignement d’hier m’a permis d’en apprendre encore plus. J’ai un ami qui veut m’épouser. Vu que je dois en principe aller me spécialiser après l’obtention de mon Doctorat en Pharmacie cette année, il voudrait que nous nous mariions avant. Pas plus tard qu’au début de cette semaine vue les conversations que nous avions sur WhatsApp je l’ai bloqué. Il m’a écrit sur Messenger et je lui ai dit que la qualité de nos conversations ne glorifiait pas le Seigneur et que pour l’instant une simple camaraderie serait préférable. Il n’est pas Chrétien né de nouveau. Je lui ai envoyé des versets. Il est sûr que ce n’est qu’avec moi qu’il pourrait améliorer sa spiritualité. Je lui ai dit que lorsqu’il reviendrait au pays on verra en discutant si nous sommes compatibles spirituellement et si on peut parler mariage ou pas (il étudie a l’etranger actuellement). Il dit qu’il a toujours voulu donner sa vie à Christ mais que s’est compliqué de rester en dehors de toutes les restrictions.

Bref je suis obéissante à la Parole. Je ne me mettrai pas sur un joug étranger.

J’aurai besoin de tes conseils ou d’un avis sur la situation.

Merci encore et bon retour dans la paix du Seigneur.

Clara

Ma Réponse au 1er Email:

Objet : Re : Remerciements

Salut Clara,

  Merci pour la confiance que tu m’exprimes en exposant ta situation.

 En te lisant je crois percevoir entre les lignes que tu éprouves déjà des sentiments forts pour cet ami.
Seulement voilà : comme tu as pu le voir dans ta propre expérience ; il est facile de se tromper sur son propre statut spirituel. Pourtant ; ce qu’on a tendance à oublier c’est que le spirituel constitue pour notre vie ce que les cellules souches sont pour le corps : tout se développe à partir de là. Une personne peu instruite peut devenir autodidacte, une personne mal-élevée peut apprendre de bonnes manières, et une femme qui ne sait pas faire la cuisine peut se donner la peine d’apprendre, et ces trois cas seraient facilites si Dieu les brise dans leur orgueil et calme leurs craintes par son Saint-Esprit. Dans le cas de ton ami je dirai que c’est un risque de miser sur sa conversion dans le contexte du mariage. Après le mariage, le vernis de bonne éducation et de passion s’écaille facilement.

  Rien ne l’empêche a vrai dire de tester les profondeurs de la vie chrétienne maintenant. On pourrait lui accorder le bénéfice du doute en se disant qu’il ne comprend pas encore que ce n’est pas par sa propre force qu’il vivra la vie chrétienne comme le dit Ephésiens 2 :8-9 Le problème c’est que l’acceptation de l’autre en vue du mariage ne devrait jamais se fonder sur la promesse d’un changement futur, car un tel changement est hypothétique : et s’il ne changeait pas ? Et si au contact de ta pratique chrétienne dans l’intimité du mariage il devenait encore plus radical ? En ce moment, tu te retrouverais avec un non-croyant a qui tu devras te soumettre selon les principes du mariage…

A mon avis, le mieux serait de simplement le diriger vers des gens qui pourraient l’encourager dans son développement spirituel en suspendant tout projet de mariage avec lui. Je dis bien en suspendant ; car rien ne sert de conditionner votre mariage à son engagement chrétien : s’il vient à Dieu juste pour toi, rien ne garantit la sincérité de son engagement.

Je sais que mes paroles doivent sembler dures, mais nous nous devons d’être réalistes.

  Je demeure à ta disposition,

     Patrick

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Photo d’illustration   

https://unsplash.com/@willpower

 

2eme Email de Clara (5 mois plus tard)       

Objet : Remerciements

Tu ne te souviens probablement plus de moi. Je t’avais écrit il y a quelques mois par rapport à un garçon qui n’avait pas Christ dans sa vie et qui voulait m’épouser avant que je n’aille en spécialisation. J’avais suivi tes conseils et lui avais indiqué Campus pour Christ dans le pays où il réside. Je lui avais fait comprendre clairement que nous ne pourrons pas nous marier et que la simple camaraderie serait nécessaire. Lorsqu’il est revenu au Cameroun il y a quelques mois il m’a joint je lui ai fait comprendre que lui et moi c’est fini. J’ai même dû le bloquer sur tous les réseaux sociaux. Même comme ça il m’a joint avec un autre numéro me demandant pourquoi je l’ai bloqué. Je lui ai expliqué que parce qu’il ne veut pas comprendre. Il m’a sorti comme quoi on pourrait rester ami. Je lui ai dit que rester ami ne l’aiderait pas lui car il voudra toujours se remettre en couple avec moi. Puis il m’a dit « tu préfères que je ne t’appelle plus ? » j’ai répondu par « oui » et il m’a demandé « c’est ce que tu veux vraiment ? » je lui ai dit « puisque je te le dis ».

Cela m’a vraiment déchargé. Il y avait ce truc qui clochait au fond de moi quand je m’imaginais mariée à lui. J’ai compris plus tard que c’est la voix du Saint-Esprit, mon témoignage intérieur n’était pas bon par rapport à ce mariage.

Cela semblait dur à cette époque mais aujourd’hui c’est beaucoup plus facile pour moi car j’ai un idéal que je suis « Jésus Christ » et avec l’aide du Saint-Esprit je lui suis fidèle. J’ai réalisé qu’à l’époque je n’étais pas du tout prête pour le mariage et m’applique à travailler sur moi-même sur les aspects que le Saint-Esprit me montre. Il y a toujours des garçons qui veulent être en couple avec moi. Grâce à l’aide du Saint-Esprit et aux différents enseignements j’ai le discernement de s’ils sont chrétiens ou s’ils ne le sont pas. Bref je suis toujours célibataire et m’applique à suivre ce que le Seigneur me demande au quotidien. Je travaille sur moi-même et je sais que quelqu’un quelque part travaille aussi sur lui et prie pour me rencontrer comme je prie pour le rencontrer.

A l’époque des gens autour de moi me disaient : « Clara tu ne peux pas dire que tu ne vas pas l’épouser car il n’est pas chrétien. Ce n’est pas bien et tout. Tout le monde ne peut pas avoir ton niveau de foi. » Et sans ces conseils j’aurais probablement franchi le pas. Suivre le Seigneur est devenu ma priorité. Les choix que nous faisons dans notre vie doivent être faits quand nous sommes spirituels et non charnels. A cette époque je venais à peine de me convertir et vraiment quand je regarde encore derrière je vois l’amour de Dieu qui m’a épargnée d’une faute énorme.

C’était juste pour dire merci car ces conseils m’ont beaucoup aidée.

Merci beaucoup et que le Seigneur continue à t’édifier. Qu’Il te bénisse toi ainsi que toute ta famille.

Merci beaucoup Tonton Patrick.

Ma réponse au 2eme Message

Objet : Re : Remerciements

Salut Clara,

Tu ne peux savoir à quel point ton message m’encourage. Au lieu de remerciements, je lie le titre de ton message “encouragements”. C’est vrai que si je te croise en route je ne te reconnaîtrai pas, car je ne me souviens pas de ton visage, mais à coup sûr, je me souviens de l’échange que nous avons eu en ligne. A vrai dire, je n’écris que rarement à des participants (es) après un séminaire, donc je m’en souviens.

  Ce qui me plait le plus dans ton témoignage c’est que, étant encore célibataire, tu as pleinement compris aujourd’hui que le plus important pour toi n’était pas de te « caser » au plus vite, mais de devenir la personne que Dieu désirait que tu deviennes. Crois-moi, c’est encore plus important que de recevoir une alliance de la part d’un homme qui a lui-même ses propres défis.

  Je termine pas une série d’exhortations bibliques :

  • Garde le bon dépôt
  • Combats le bon combat
  • Cherche premièrement le royaume et la justice de Dieu
  • Demeure dans le calme et la tranquillité.

   Ton message a illuminé ma journée,

           Patrick Mba

De l’espoir sur le campus de Lomé

20170203_121258Il est 12h 15 ce 03 Février sur le Campus de Lomé, nous terminons une rencontre avec ceux qu’on appelle désormais les « catalyseurs ». Il s’agit de nos étudiants et évangélistes qui ont appris il y a de cela environ 2 mois comment toucher plus de campus avec peu de ressources. Le Togo par exemple a 57 Campus Universitaires à toucher, et seulement 2 évangélistes affectes à temps plein a cette tâche. Ajoutez à cela un petit groupe de volontaires étudiants qui jusque-là ont surtout eu l’habitude de travailler sur leur campus uniquement. Que faire devant l’immensité de la tache ? Former toutes les personnes impliquées à changer d’approche et à devenir des catalyseurs. Ainsi, tout membre de l’équipe peut soit travailler à multiplier le mouvement sur plusieurs départements de l’université, dans plusieurs campus, ou les deux à la fois.

  Depuis la formation, je n’avais pas eu l’occasion de m’asseoir avec l’équipe de Lomé pour en savoir plus sur l’évolution du travail. Les témoignages sont édifiants :

  • Philippe, l’évangeliste, se retrouve désormais à travailler sérieusement à lancer des mouvements spirituels en Faculté de Médecine, à l’Ecole d’Administration et à l’Ecole d’Architecture. L’un des étudiants de l’Ecole d’Administration a d’ailleurs déjà encourages certains de ses camarades à présenter l’évangile a d’autres, et certains ont effectivement commence à le faire.
  • Juanita, étudiante en Allemand s’est retrouvée loin du Campus de Lomé, a l’autre bout de la ville en train d’assurer le coaching d’un étudiant de l’ESA, Ecole Supérieure des affaires.
  • Personnellement, j’ai discuté avec Rachel, une étudiante en 3eme Année Génie Civil de mon église. Après une prédication ou je parlais de l’importance de répondre à l’appel de Dieu, Rachel a exprimé le désir de savoir comment toucher son école de formation. Au cours d’entretien que nous avons eu plus tard, je lui ai demandé quelle vision elle pense que Dieu veut accomplir au travers de sa vie. Elle a répondu vouloir avoir un impact non seulement auprès de ses camarades, mais aussi auprès des professionnels du bâtiment dans le monde professionnel qu’elle va rejoindre d’ici quelques années. C’est si intéressant de demander aux étudiants ce qu’ils pensent que Dieu veut faire dans leur vie, parce que, ainsi, ils ne s’engagent pas à accomplir nos petits plans, mais les plans plus ambitieux de Dieu.

Ces étudiants ont pour la plupart encore besoin de voir Dieu a l’œuvre dans leurs vies et d’en apprendre plus sur l’évangélisation, mais quelle meilleure formation que de retrousser leurs manches comme ils le font et de travailler au bien-être éternel d’autres étudiants, sur leur campus et ailleurs. Dieu est à l’œuvre sur le campus de Lomé. Dehors, les feuilles des arbres sont sèches et les sentiers de la Cite Universitaire poussiéreux, mais tout semble plus beau quand on sait ce que le Seigneur est en train de faire, susciter une nouvelle génération d’évangélistes locaux.

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Les Bâtisseurs de Foyers se réunissent…Une fois de plus.

Salad de fruits

Une fois de plus, ce Vendredi matin, quatre couples ont reçu un SMS : « Bâtisseurs de foyers ce Vendredi à partir de 19h00 chez les Mba. Thème du jour : pardonner.»
Au juste, à quoi correspond cette fameuse rencontre des Bâtisseurs de Foyers ? »

Salade de fruits
Salade de fruits (du site mysweetparadise.com/pasteque/azteque

Ce soir-là, Mireille a fait une salade de fruits. Contrairement à certaines rencontres où on partage le rafraîchissement éventuel a la fin, lorsqu’il y a quelque chose à partager, on le partage au début de la rencontre, ce qui permet d’accueillir les retardataires en douceur.
Justement, ce soir là, on se demande si la séance va vraiment se tenir, vu le retard de certains.

Au fur et à mesure que les uns et les autres arrivent, on se retrouve à discuter de tout et de rien, la discussion portant on ne sait trop comment sur le fait que la promotion dans la société camerounaise ne se fait pas vraiment sur la base du mérite intellectuel, mais est souvent le fait de réseaux divers qui s’activent…
Après donc cette entrée en matière vitaminée, on se rend compte à un moment qu’il faut bien penser à travailler sur le manuel des Bâtisseurs de Foyers, le thème « officiel » du jour n’ayant rien à voir avec la promotion dans la société camerounaise, mais elle porte plutôt sur le Pardon.

Manuel des Bâtisseurs de Foyers
Manuel de Résolution des Conflits

Quelques questions posées ce soir-là :

• Quand vous étiez enfant, qui vous a le plus enseigné le plus sur le pardon ? Comment cette personne vous a-t- elle enseigné cela ?

• En grandissant, quand avez-vous eu à dire : « Je suis désolé (e) » ?

• En dehors du Christ, qui considérez-vous comme un exemple d’une personne qui pardonne ? Pourquoi ?

• En général, vous est-il plus facile de demander pardon à votre conjoint ou de pardonner votre conjoint? Expliquez.

• Pourquoi est-il souvent si difficile de demander pardon et de pardonner dans le couple ?

Parfois, derrière une question anodine, se cache une discussion enflammée. Ainsi, certains ne sont pas d’accord qu’on pardonne à une personne qui ne fait pas l’effort de demander pardon. A un autre moment, éclats de rires à la lecture de la réaction des disciples lorsque Jésus leur présente en Jean 17 : 3-5 l’étendue du genre de pardon qu’il attend de nous face aux gens qui nous entourent :
Jésus dit « Prenez garde à vous-mêmes. Si ton frère a péché, reprends-le ; et, s’il se repent, pardonne-lui.Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant : Je me repens, — tu lui pardonneras. »
Réaction des disciples ? « Augmente-nous la foi . »
On en rit, car, qui mieux que des personnes mariées peut connaître le défi que représente la nécessité de pardonner à un conjoint soit négligent, soit mal intentionné.
Bientôt 21h00, il faut se dépêcher de clôturer, non sans avoir planifié un pique-nique pour une trentaine de couples. Nous partagerons avec eux sur le thème : « Répondre à insulte par une bénédiction ». Beaucoup de discussions en perspectives. En attendant, Seigneur, fortifie notre foi.

 

Après une rencontre des couples
Après une rencontre des Bâtisseurs de Foyers chez le couple Ngamga

PETITE FICHE TECHNIQUE
En quoi consistent les études des « Bâtisseurs de Foyer » ?
1. Les matériels d’étude en petits groupes qui présentent des principes bibliques et pratiques pour le couple et la famille
2. La plupart des études comptent six à sept leçons. Chaque leçon dure environ 1-1/2-2 heures.
3. Sont facilement animées par des couples laïques
4. Conçues pour 4-7 couples
5. Sont animées dans une ambiance chaleureuse, amicale, et dans un environnement sûr (votre maison ou appartement, par exemple)
6. Sont amusantes
7. Aident à accomplir l’Ordre Suprême
8. Abordent une variété de thèmes liés à la vie conjugale et à l’éducation des enfants

 

Familles Bénies à Bafoussam

Paroisse EEC Tamdja

« Mon épouse et moi on s’est connus de façon assez spéciale, nous raconte un participant. A deux reprises, mon véhicule a eu une panne devant elle, et il n’y avait personne d’autre pour m’aider à le pousser pour qu’il redémarre. J’ai fini par lui dire que je viendrai manger chez elle… »Cette histoire qui date d’il y a plus de 20 ans nous est racontée par l’un des participants à la formation des formateurs des Bâtisseurs de Foyers, la branche de ViedeFamille qui encourage les études bibliques pour couples.

Paroisse EEC Tamdja
Paroisse EEC Tamdja

 

Le soir d’avant, Hughes et moi nous n’avons pas pu trouver une place à temps dans un des bus à destination de Bafoussam, et nous avons donc dû prendre place dans un des bus de Bamenda, afin de descendre en chemin. On s’est retrouvés en train de « sauter » du car vers 5h00 du matin (oubliant ma gourde dans le véhicule). Rien que du classique en somme …
Ce qui était un peu moins classique c’était la raison de notre voyage en 25 Janvier 2014. Suite au séminaire des couples qui avait eu lieu à la Paroisse EEC de Tamdja en 2013 Regroupant 70 couples, le Pasteur avait désiré une activité de suivi pour que, parmi les couples ainsi formés, ViedeFamille puisse en former quelques uns pour assurer le suivi en lançant des études bibliques pour les couples de la Paroisse, et nous étions donc là pour former ces formateurs-là.
Après la production des documents imprimés dans le bureau du Pasteur, tout commence par une méditation sur l’impact de l’Evangile dans la vie d’une communauté, selon 1 Thessaloniciens 1:1-10, 2:8.

On y lit au sujet des habitants de Théssalonique que « Non seulement, en effet, la parole du Seigneur a retenti de chez vous dans la Macédoine et dans l’Achaïe, mais votre foi en Dieu s’est fait connaître en tout lieu, de telle manière que nous n’avons pas besoin d’en parler. Car on raconte, à notre sujet, quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, … » v8-9

Hughes Bumtcha en train d'enseigner
Hughes Bumtcha en train d’enseigner

Après la méditation, nous avons continué avec une présentation de la stratégie des Bâtisseurs de Foyers aux couples 13 présents (certains sont venus sans leur conjoint). En attendant d’assister à une rencontre des Bâtisseurs de Foyers, découvrez donc les 3règles de base énoncées avant chaque rencontre :

Simulation d'une étude pour couples
Simulation d’une étude pour couples

1. Ne rien partager de votre foyer qui embarrasserait votre conjoint.
2. Vous pouvez laisser passer une question à laquelle vous ne voulez pas répondre.
3. Chaque couple doit s’engager à achever le Projet des Bâtisseurs de Foyer (questions de discussion et d’action pour chaque couple) entre les séances.
4. Tout ce qui est dit au sein du groupe doit rester confidentiel.

Nous avons terminé par une séance type afin que les participants puissent se familiariser avec le matériel

Photo de famille
Photo de famille avec les participants tenant leurs manuels;

Ce que je ne saurai garder confidentiel c’est l’excellent poisson dégusté servi par l’épouse du Pasteur. En rentrant, coincés dans un car surchargé, nous avons été éclaboussés par le vin de palme d’un passager indélicat avant de subir la vitesse folle du chauffeur. Rien que du classique, mais nous nous attendons à des récits extraordinaires de vies transformées à Bafoussam dans la région de l’Ouest et ailleurs. Non seulement des divorces évités, mais aussi des couples magnifiques.

Une vue de Bafoussam
Une vue de Bafoussam, rouge poussière !