Histoires de vies changées à Moundou

Si vous avez plus de 300 étudiants réunis sur un campus universitaire pour celebrer le Seigneur, ça vaut la peine d’en écouter quelques uns.

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Derrière les chiffres, des statistiques de la mission, il y a la réalité des vies transformées de personnes qui aujourd’hui contribuent à transformer des vies.

Entretien avec Néhémie, étudiant en Géographie  dans la ville de Pala, à 305 kms de la capitale:

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Il est devenu membre de CPC suite à une descente sur le terrain effectuée par Ragou, le responsable national pour le Tchad. Entre Décembre 2017 et  Aout 2018, ils sont aujourd’hui 40 étudiants à militer dans le mouvement dans la ville.

Entretien avec Denise, étudiant en Mécanique Industrielle  dans la ville de Mongo, à 396 kms de la capitale:

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 Denise est devenue chrétienne et a connu le mouvement quand une équipe catalytique de SLM l’a abordée sur son campus en Mars 2015. Rapidement les choses se sont enchainées : elle a connu la paix du cœur, a appris à compter sur Dieu, bien qu’elle ait déjà une grande force de caractère pour s’en sortir dans un domaine dominé par les hommes. En plus, elle a été guérie d’une maladie qui l’accablait. En bon leader, elle a mis en place un petit groupe de 4 jeunes filles pour aider ces dernières à gérer les questions typiquement féminines liées à la foi.

Deux de ces filles assistaient d’ailleurs au camp, et l’une avait été convaincue d’effacer toutes les musiques mondaines et les séries romantiques de son ordinateur portable.

Entretien avec Tawe, étudiant en Biologie  dans la ville de Sarh, à 557 kms de la capitale:

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Lorsque Elias, équipier de CPC est allé en mission a Sarh, une des personnes touchées a été Tawe, qui après avoir commencé son cursus en biologie continue aujourd’hui en filière marketing pour devenir un enseignant de la discipline. L’une des grandes découvertes pour Tawe a été le concept de la Vie Remplie du Saint-Esprit. Un peu plus tard, la participation aux 40 jours de jeûne et de prière, une nouveauté pour lui ont amélioré sa communion avec Dieu. Ils sont un petit groupe de 10 personnes dont juste 4 sont vraiment actifs, et certains les accusent d’être une secte, mais il n’abandonnerait cette expérience pour rien au monde.

Le mouvement au Tchad doit beaucoup à Ragou , ici au premier plan, le responsable national de Campus Life dans le pays.

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Un orateur à Sinaï

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J’étais invité comme orateur dans une conférence pour étudiants au Tchad.

Cette rencontre nommée Camp Sinaï, organisée du 06 au 12 Aout 2018 en était à sa 14eme Edition et se tenait à l’université de Moundou sur le thème principal « Quel leader pour impacter sa génération ? »

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En pleinière
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L’un des ateliers

Sur le campus de Moundou pendant cette semaine, en plus des participants proprement dits, il y avait des policiers et des scouts pour assurer la sécurité, et tout un personnel d’appui à la cuisine.

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Ces étudiants et ces professionnels  venaient de quatorze  différentes villes du Tchad et du Cameroun, à savoir  : Abéché,Mongo,Ati,N’Djamena,Bongor,Pala,Kelo,Lai,Moundou,Koumra,Sarh , Doba , Maroua, N’Gaoundéré .

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Les Résultats du Camp

Les participants ont été défiés à agir en tant que leaders. Plusieurs ont répondu au défi :

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  • 17 nouveaux CONVERTIS : Ils en étaient à leur première participation au camp Sinaï et ont indiqué avoir prié pour accepter Christ dans leur vie lors du défi de conversion lancé par le chantre équipier Olé Emmanuel pendant la louange.
  • 06 personnes s’engagent à aller en mission pendant 1 à 2 ans dans la zone Afrique Francophone ;
  • 42 personnes s’engagent à soutenir financièrement Campus Life par mois, par trimestre, par semestre dont 815. 500 F.CFA totalisé par an ;
  • 05 personnes s’engagent comme volontaires avec le ministère pour un ou deux ans ;
  • 06 personnes s’engagent à devenir des évangélistes missionnaires professionnels avec Campus Pour Christ ;
  • 06 personnes s’engagent à être des évangélistes missionnaires à temps plein avec Campus Pour Christ ;

Ils disent avoir été bénis, mais je pense que je repars encore plus encourage qu’eux de voir la main de Dieu a l’œuvre parmi eux.

Ça vaut bien 10h00 de route à l’aller et au retour. On peut se reposer ensuite lors du vol retour.

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Sur la route de Moundou

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Aéroport de Lomé

Pour me rendre à Moundou au Tchad, il y a eu un certain nombre d’étapes. Tout d’abord, je suis passé par le Cameroun. Mais je n’ai vu Douala que par le hublot de l’avion. Ensuite, nous avons redécollé pour N’Djamena, la capitale du Tchad. Après une nuit de repos, nous avons pris la route pour Moundou qui peut être considérée comme la ville principale du Sud chrétien, par opposition au Nord plus marqué par l’Islam.

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Départ de N’Djamena

La route fait moins de 500kms, mais il nous a fallu près de 10 heures pour rallier Moundou.

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Pause déjeuner

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Pause déjeuner 2

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Etudiants leaders et…service traiteur

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Les champs le long de la route

Nous sommes arrivés à la nuit tombée sous une fine pluie.

Mais pourquoi étais-je a Moundou ? Pour SINAI 14eme Edition la rencontre annuelle des étudiants et jeunes professionnels Tchadiens ou je devais intervenir comme orateur pour la 3eme fois.

Je devais entretenir les participants sur les thèmes

  • Quel leader pour sa génération ?
  • La planification stratégique
  • Et lancer un appel pour que certains acceptent d’aller en mission à l’étranger.

Félix, un diplomate venu du Burundi

A l’aeroport ce jour-là, Félix était comme à son habitude en costume et trés confiant. Sans le savoir, il s’était retrouvé parmi les membres d’une délégatiomn d’officiels venus pour une conférence gouvernementale. Qu’elle n’était pas sa surprise de découvrir qu’on lui donnait un visa de courtoisie, en insistant qu’il n’avait rien à payer…

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Félix et son épouse Angélique et leurs enfants

En fait, Felix Niyungeko est bel et bien un ambassadeur…de Jésus. C’est notre leader au Burundi. Le pays passe par une période très troublée sur le plan politique et économique, mais depuis qu’ils ont adopté l’approche catalytique, l’expansion sur les campus s’accélère.

Quelques résultats :

  1. Ils voulaient cette annee s’etendre sur 6 universites privees. Ils ont pu le faire, et ont meme commence a travailler dans 20 lycees.
  2. Ils voulaient avoir 1060 etudiants capables d’evangeliser. Ils ont pu en avoir 386 soit un taux de reussite de 36.41%.
  3. Sur les 1821 etudiants evangelises, 1085 ont indiqué avoir priee pour inviter Christ dans leur vie.
  4. Ils ont eu un programme « Zero grossesse » dans deux lycées.

screen-shot-2018-08-26-at-2-15-40-pm.pngC’est avec beaucoup de plaisir que nous avons appris que, 2 fois par an, les membres du mouvement au Burundi tiennent une rencontre pour optimiser leur travail. C’est une retraite avec les disciples leaders et les associés MDE engagés dans la multiplication des disciples. Cette année, elle a eu lieu deux fois à Bujumbura et à Gitega au mois d’avril pour évaluer l’avancement de la multiplication, prier et étudier ensemble les éléments qui leur permettraient de mieux avancer.

 

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Epiphane, fidèle jusqu’au bout

Élève dans un établissement confessionel, Épiphane gagne 8 autres élèves. Les autorités dudit collège le convoquent avec les convertis et les menacent de renvoi si les convertis ne reviennent à l’église d’origine et si Épiphane ne cesse pas d’évangéliser.

Lui et 4 des convertis refusent. Et les autorités finissant par admettre que le pays est laïc et les laisse faire. Maintenant, il a un Groupe de 14 disciples qu’il dirige sur le même collège.

Je vous présente Ophélie N. du Gabon

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Ophélie est à l’extrême gauche et son mari Felix tout à droite.

 

Ophélie est la seule femme coordinatrice de MDE parmi nos 16 pays. Elle a une formation universitaire en ressources humaines. Depuis quelques temps, avec l’application des principes du Catalytique, le Gabon connait une croissance accélérée, en dépit des mouvements de grève qui ont agité les campus locaux.

  Stats en septembre 2017 Stats en juin 2018
Nombre d’équipiers 2 6
Coaches 2 33
Campus diriges par les étudiants 3 6
Campus diriges par les équipiers 2 7
Disciples Engagés 15 25
Disciples multiplicateurs 18 35

L’histoire de cette jeune fille illustre ce qui se passe au Gabon actuellement : Lors de cette conférence, ou j’étais orateur, j’ai eu à déclamer un poème pendant qu’elle chantait, mais je ne savais pas quel était le témoignage derrière cette chanson :

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Tout le monde l’appelait Perle « J’ai accepté le Seigneur Jésus – Christ en 2012 par le canal de mon père mais ma vie n’était pas conforme à la parole de Dieu.  Bien que mes parents étaient chrétiens et que j’avais accepté Christ dans ma vie comme Sauveur et Seigneur, je menais ma vie à ma manière, car Dieu n’était pas encore assis sur le trône de ma vie. Jusqu’en cette année 2017, pendant la rencontre de campus pour christ du camp MUETSO. Lorsque les responsables ont passé l’annonce, je ne voulais pas y aller, car ça ne m’intéressait pas. Je n’avais pas envie de changer de vie. Mon père m’a inscrit et m’a juste informé que j’allais y aller. Quand la date est arrivée, j’y suis allée contre mon gré, le cœur n’y était pas. Mais sur place j’ai fait la connaissance des sœurs et des frères très chaleureux et spirituels. Toutefois, il y a eu une sœur en particulier qui m’a marquée, car elle est la personne que Dieu a utilisée pour changer ma vie. Par son comportement, sa réflexion et sa maturité, j’ai été impacté, mon désir était d’être comme elle. C’est à ce moment qu’elle m’a parlé de Jésus, en allant en grands détail, et c’est alors que je me suis repentie et que j’ai renouvelé mon alliance avec Dieu. C’est alors que j’ai composé le chant qui dit : « Tu es roi, comment te dire que je t’aime si ce n’est les battements de mon petit cœur.

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L’un des messages donnés par Patrick lors de la conférence des étudiants au Gabon

Il faut accepter le traitement

Chariot pansement

Ne regardez-pas…ça fera un peu mal. A peu de choses près, c’étaient les paroles de l’infirmière l’autre jour a l’hôpital. Depuis quelques jours, un de mes doigts, le majeur droit avait commencé à enfler. Maintenant, les antibiotiques et les anti-inflammatoires prescrits par le médecin n’avaient pas changé grand-chose. A la deuxième consultation, le médecin m’a gentiment dit d’aller à la salle des pansements. Sur la porte, un nom tout aussi gentil : ” petite chirurgie”. Seulement, le médecin et moi on le savait, le pansement serait la partie la plus douce de mon bref séjour a la salle de “petite chirurgie”. Avant le pansement, il fallait bien inciser. L’infirmière chargée de l’opération écoutait une émission humoristique a la radio. Elle a mis ses gants, nettoyé toute ma main avec un coton complice imbibe d’alcool, laissant une sensation de fraicheur troublante, vu ce qui allait suivre. Ce qui allait suivre ? Un acte de “petite barbarie” pour me faire du bien, d’où l’exhortation de ne pas regarder.

Dans mon cas, c’était une affaire de panaris. Parfois, nos problèmes ont des noms simples, parfois ils portent des noms compliques. Ainsi, internet m’a informé que ce dont je souffrais était en fait une “inflammation phlegmoneuse du doigt, en particulier au niveau de la troisième phalange. Elle peut être superficielle (sous-cutanée) ou profonde (ostéo-périostique)”. Le responsable? La cause des panaris est la plupart du temps bactérienne (staphylocoque doré surtout), certains facteurs comme une plaie ou une écharde peuvent favoriser son développement. Donc, un microbe dit “doré” était la source de cette douleur lancinante dans mon doigt. Je l’aurai plutôt qualifié de staphylocoque méchant, pas doré…

Ça me rappelle un extrait de mon livre préféré :  “En effet, nos légères difficultés du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. 18 Ainsi nous regardons non pas à ce qui est visible, mais à ce qui est invisible, car les réalités visibles sont passagères et les invisibles sont éternelles.” 2 Corinthiens 4 :17-18.

Il fallait que je souffre un peu pour retrouver la joie de vivre. Parfois, nos vies aussi sont comme cela. Un objet doré, une personne dorée ou une situation dorée finit par dégénérer, enfler, et nous laisse dans une douleur intense, les douleurs les plus violentes étant même souvent émotionnelles ou spirituelles. Si nous acceptons l’intervention de Dieu, le meilleur médecin de l’univers, il nous enverra parfois en salle de “petite chirurgie. Je sais, personne n’aime l’odeur de l’alcool médical ou l’aspect étincelant d’un bon bistouri. Seulement, la question se pose : Que voulons-nous au juste ?

Parfois, il faudra aussi fermer les yeux en prière a l’instant le plus douloureux, mais la délivrance de l’épreuve ne se déroule pas sur un canapé, ou en dégustant un canapé.

Peut-être qu’il va falloir désinfecter d’abord notre vie en confessant le péché qui pourrait nous avoir conduit dans ce bourbier. N’est-ce pas merveilleux, cette fraicheur de l’âme après la confession ? Seulement, l’alcool précède la lame.

   Tenez bon, car, des foules de témoins vous observent. Dans mon cas, mon dernier fils, qui a 3ans et demi, était avec moi dans la salle de petite chirurgie, car mon épouse était elle-même occupée ailleurs. Si papa criait ou s’enfuyait pour échapper à l’infirmière, qu’allait penser le fiston ?

Ainsi, quelle que soit la nature ou à cause de l’inflammation actuelle dans ta vie, accepte le traitement divin. Eh oui, j’ai ferme les yeux et j’ai laissé faire, voilà pourquoi ce doigt me sert maintenant à saisir ce message sur mon clavier.

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Libreville-Gabon : Les etudiants se consacrent envers et contre tout

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En Afrique, quand tout va bien, nous dansons.

Quand rien ne va on danse encore.

C’est justement mon expérience avec les étudiants de Libreville entre le 6 et le 13 Aout dernier lors du camp MUETSO. Nous étions donc à Libreville, et j’ai dansé avec les étudiants et les évangélistes du coin.

Mais commençons par le début. De quoi s’agissait-il au juste ? Un groupe de 44 personnes, étudiants, professionnels et élevés étaient réunis pour la première conférence annuelle du mouvement estudiantin de Campus pour Christ au Gabon.  Dans l’enceinte de l’Ecole des Instituteurs d’Owendo, la rencontre avait pour thème « Une nouvelle génération des leaders intègres pour une société responsable » (2 Rois 23 :1-25 ; Proverbes 11 :11) a été le thème de la 1ère édition du camp Muetso .

DSC_7638Pendant que j’enseignais sur le thème du besoin de leaders pour la nation Gabonaise, j’ai demandé aux étudiants des problèmes de leurs pays, et voici leurs réponses résumées :

  1. Les problèmes sur le campus
  • Taux d’échec élevé
  • Mauvaises conditions d’apprentissage
  • Harcèlement sexuel (Ils appellent cela des notes sexuellement transmissibles)
  • Accroissement des sectes pernicieuses
  • Consommation accrue des drogues
  • Inadéquation entre la formation et l’emploi
  • L’insécurité sur les campus

     2. Les problèmes du pays

  • Crise économique
  • Crise identitaire
  • Corruption
  • Dépravation des mœurs
  • Crimes rituels (il y a eu des cas de sacrifices humains)
  • Repli identitaire

     3.  Les problèmes dans l’église

  • Corruption
  • Désaccord sur les questions de doctrine
  • La concurrence
  • La recherche de la popularité
  • L’occultisme
  • Le manque d’intégritéDSC03397

Le but de camp a été de réunir et former des étudiants et jeunes professionnels qui partagerons régulièrement Christ aux autres comme mode de vie et les affermir  en vue de bâtir un mouvement dans chaque campus. Il y avait en tout 44 participants.

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Pour atteindre cet objectif plusieurs enseignements ont été développés tels sur le discipolat,  le leadership, catalytique, digital, étudier efficacement…

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Comme susmentionné, pendant ce camp, nous avons équipé les participants sur la stratégie catalytique avec mise en pratique sur les campus de l’Institut Africain d’Informatique( IAI ) et l’Université des Sciences de la Santé(USS) ce qui nous a permis d’obtenir 12 volontaires clés, des étudiants qui disaient vouloir s’impliquer pour présenter l’évangile aux autres étudiants, et 2 des participants ont dit vouloir devenir des évangélistes à plein temps.

Le changement est en marche :

  • Lucrèce, étudiante en communication, a dit qu’elle appréhendait un peu le fait de se retrouver avec d’autres filles dans la grande proximité du dortoir pendant une semaine entière, mais elle s’est rendue compte que l’expérience a été très positive, et cette rencontre a été pour elle l’occasion de réfléchir sur ses choix passes.
  • Personnellement, en allant sur le campus de l’Université des Sciences de la Santé(USS), j’ai pu voir un phénomène intéressant. A la question de savoir s’ils voulaient être utilisés par Dieu pour changer leur campus, plusieurs étudiants ont simplement dit que ça ne les intéressait pas. Vers la fin de la sortie, j’ai posé la question à une dernière étudiante qui a dit qu’elle s’était un peu éloignée de la foi, mais maintenant elle désire revenir dans le droit chemin et aider les autres à se connecter à Dieu. Qui était-elle ? La fille d’un pasteur. Dieu a un certain sens de l’humour.

Pour cela tout cela, on a mangé ensemble, chanté ensemble, dansé ensemble avant de decoller de l’Aeroport International Leon Mba, le seul qui porte mon nom.

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Elmina : en finir avec l’esclavage ancien et nouveau

20171003_140226J’étais à Elmina au Ghana en début Octobre. Elmina ? Oui, une belle petite station balnéaire, mais en même temps Elmina Castle a été le a été un des plus grands centres africains de la traite des esclaves.

Lors de la visite guidée, nous avons appris beaucoup de choses. En gros, c’est l’histoire de l’esclavage de ce site du XVIIe siècle au début du XIXe siècle, ou la traite des esclaves fait la fortune de la cité. En 1872, Elmina est cédé aux Britanniques.

Construit en 1482 par les commerçants de portugais, Elmina Castle était le premier poste de traite d’esclave dans toute l’Afrique sub-saharienne. Situé sur la côte ouest de l’actuel Ghana, il a été construit à l’origine pour protéger le commerce de l’or, mais après sa capture par les Hollandais en 1637, il est venu pour servir la traite néerlandaise avec le Brésil et les Caraïbes pour être en 1872, cédé aux Britanniques. Me voici donc en  train d’interpréter une visite guidée du Château d’Elmina sur la côte Ouest du Ghana.

  • On pouvait lever le pont-levis pour empêcher les assaillants d’entrer
  • C’est ici que l’on entassait les esclaves males
  • De ce cote se trouvaient les esclaves femmes
  • Voilà la petite sortie par laquelle les esclaves sortaient pour être embarqués dans les bateaux
  • Voici la balustrade ou se tenait le gouverneur pour choisir les esclaves femmes. On la lavait et on la faisait monter par cet escalier
  • Voici les appartements du gouverneur
  • (Et plus surprenant) Voici l’église dans laquelle ils priaient
  • Lorsqu’un soldat européen se comportait mal, on le mettait dans une cellule aérée pour un moment
  • Lorsqu’un esclave se révoltait, on le mettait dans une cellule sans ouverture jusqu’à ce qu’il meure.

Tout avait commencé pour moi par une invitation à venir interpréter.

« En tant que leader reconnu, c’est un honneur de vous inviter à participer au quatrième Forum Africain sur la Religion et le Gouvernement (AFReG 4) qui se tiendra à Elmina, au Ghana, du 2 au 5 octobre 2017. AFReG 4, sous le thème Les Africains se lèvent ensemble: Réconciliation et Reconstruction, s’attaquera au fossé paisible causé par la traite négrière transatlantique et aux réflexions historiques qui en découlent. À la suite de l’AFReG 1, 2 et 3, les initiatives nationales et régionales en faveur de la transformation se déroulent à travers un réseau croissant de leaders engagés à l’Afrique qui se relève. L’avenir de l’Afrique est entre les mains de dirigeants comme vous. Avec votre participation, nous sommes convaincus que la vision de l’AFReG continuera et contribuera à apporter un avenir brillant et plein d’espoir aux peuples de notre continent et au-delà. »

              C’est donc ainsi que je me suis retrouve à Elmina, un cadre de carte postale. C’était aussi l’occasion de rencontrer des américains et des antillais ou jamaïcains descendants de ces esclaves, et désireux de voir comment se reconnecter avec leurs racines et s’impliquer d’une certaine manière dans l’amélioration des relations entre les africains des deux bords.

A un moment de la conférence, pour exprimer cette réconciliation, des chefs traditionnels ont accueilli symboliquement un couple afro-américain sous la direction de deux pasteurs, l’un africain l’autre américain. En effet, la porte par laquelle sortaient les esclaves avaient été surnommée « la porte de non-retour ». C’était dons une façon de défier le sort, de proclamer le retour triomphal de ceux qui étaient censés ne plus pouvoir revenir. Au cours de cette cérémonie empreinte d’émotion, j’ai vu un chef traditionnel pleurer.

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L’un des moments les plus marquants de la visite du château d’Elmina était justement lorsqu’on a découvert la présence de deux églises dans le château, non loin des cachots. Les portugais avaient construit la première, et quand les hollandais ont pris le contrôle des lieux, refusant d’adorer dans une église catholique, ils ont construit la leur. Tous les visiteurs étaient scandalises.  Comment peut-on adorer avec des esclaves sous ses pieds ?

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Cependant, une autre vérité plus trouble ressortait :

Un système avait été mis en place pour asservir et exploiter toute une région pendant des siècles. Les nations avaient changé, mais le but était reste le même : l’exploitation. Cette exploitation avait été d’abord celle de l’or, et était devenue celle des hommes. Et si le système était reste-le même ? Et si de nouvelles formes d’exploitation continuaient aujourd’hui en vue d’asservir l’Afrique, avec des églises a tous les coins de rue ?

En évangélisant sur nos campus, il est clair que plusieurs étudiants sont encore esclaves. Esclaves de l’intellectualisme, esclaves de l’immoralité sexuelle, et prêts à vendre leur pays aux multinationales ou aux gouvernements étrangers les plus offrants. C’est pour briser cet esclavage que nous voulons continuer à travailler sur les campus.

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Impact Jubilé 25 : Dans la vallee verte au pays de la sauce jaune

Le site s’appelle vallée verte. Bien des choses peuvent se passer dans une vallée, surtout lorsqu’on raconte une histoire ou qu’on décrit une situation étonnante. En tout cas, en début du mois d’Aout 2017, se tenait la conférence Impact Jubile 25 de Campus Life, la branche universitaire de Campus pour Christ Cameroun. Cette rencontre a  donné l’opportunité a 133 délègues issus de 7 universités au moins de se frotter les uns aux autres en recevant des enseignements sur l’évangélisation en milieu universitaire, l’expansion sur les campus ou le rapport entre notre engagement sur les campus et la capacité à transformer nos pays. Quant à moi, j’étais l’orateur principal de la conférence, ce qui m’a fait penser avec nostalgie a la première conférence du genre en 2001 ou j’étais juste un étudiant enthousiaste perdu dans la foule. Mes interventions à cette conférence allaient en droite ligne du leitmotiv du mouvement estudiantin de Campus pour Christ qui se décline en trois lignes:

  • L’évangile pour chaque étudiant

  • Des mouvements sur chaque campus

  • Des leaders pour chaque nation

Thème N°1: L’Evangile pour chaque étudiant

Les étudiants et élèves d’aujourd’hui sont les futurs leaders de la société en général. Le diable au travers des sectes occultes est déjà à l’œuvre pour les recruter, en faire ses futurs agents et les perdre. Il est donc urgent que chacun d’entre eux ait l’opportunité d’entendre une présentation claire de l’Evangile de Jésus-Christ avec une possibilité d’y répondre.

Thème N°2: Des mouvements sur chaque campus.

Nous devons travailler à ce qu’il y ait sur chaque campus un groupe croissant de disciples de Jésus-Christ remplis du Saint-Esprit portant la vision de la multiplication spirituelle et veillant à ne laisser aucun campus hors du champ de mission.

Thème N°3: Des leaders pour chaque nation.

LE CAMPUS AUJOUD’HUI, LE MONDE DEMAIN !!!

Il est urgent de passer d’un ministère intensif des équipiers à un mouvement de multiplication du leadership estudiantin, ceci en vue de préparer de véritables futurs leaders pour notre nation et pour toutes les nations du monde. Une des causes des crises que nous vivons dans le monde est le manque d’un leadership à l’image de celui de Jésus-Christ. Notre travail consiste donc à développer des jeunes qui commencent à être ce « sel » en tant que leaders sur leurs campus aujourd’hui, et pour le monde demain.

En tout cas, les étudiants présents à la conférence Impact de 2017 ne sont pas perdus, et ils comptent bien travailler au salut de leurs camarades sur tous les campus du Cameroun et au-delà.

En tout cas, puisque c’était l’heure des bilans annuels, on a pu noter que l’équipe de Campus Life Cameroun a pu avancer sérieusement cette année :

  • 6563 Etudiants ont entendu une présentation de l’évangile
  • 2023 ont indiqué avoir pris une décision de confier leur vie a Christ
  • 411 sont passés dans un processus de suivi pour être affermis dans leur foi

QUELQUES TÉMOIGNAGES:
“Je rends grâces à Dieu car au
travers du témoignage de l’étudiant Rwandais  qui est devenu coordonnateur national du mouvement Campus pour Christ dans son pays alors qu’il était encore étudiant et de surcroit en informatique et celui du Pr
MBANYA (Professeur en Hématologie a la Faculté de Médecine) qui, malgré ses occupations a le temps de s’investir pour l’œuvre, Cela m’a donné de comprendre que mes études, ma position sociale ou encore
mes occupations ne sont pas des raisons pour lesquelles je ne m’investirai pas
assez dans le ministère. Car il y a toujours le temps pour tout, faut juste être
diligent. M.T.T

Ma participation à Impact a permis que je puisse commencer une nouvelle année académique avec une mentalité transformée sachant que Dieu veut m’utiliser pour une œuvre bien plus grande que ce que je pense et il m’équipe pour réaliser l’œuvre. Je rends juste grâce à Dieu pour ce nouveau départ et cette nouvelle mentalité acquise, car je suis transformé par le renouvellement de l’intelligence afin de créer un mouvement au sein de mon campus. J.S.

Les perspectives

Le mouvement au Cameroun n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. L’idée est de

  • Passer d’une présence sur 20 campus à une présence sur 50 campus
    d’entre les 150 que nous voulons atteindre d’ici 2020 ;
  •  Passer d’environ 200 disciples multiplicateurs que compte le Campus Life Cameroun à 600 disciples multiplicateurs ;
  • Déjà, ils ont organisé la première formation catalytique ouverte aux étudiants leaders en septembre 2017 ;

Je ne sais pas tout ce qui se passera dans ce pays qu’est le Cameroun, mais je sais une chose. Dans le climat trouble actuel qui agite le pays, avec des attaques terroristes au Nord du pays et ce qui a été qualifie de “crise anglophophone dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, nous avons besoin d’une nouvelle génération de leaders capables d’aider cette nation à connaitre la paix. Non pas celle parfois précaire des accords, des traites et des armistices, mais la paix que Jésus donne.

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Les membres du comite d’organisation : un enthousiasme debordant.

Et la sauce jaune ?

Ah oui…C’est un repas tres prise au Cameroun, et il est provient du Nord-Ouest du pays.

De passage au pays, je me devais d’en deguster.

Pour moi, c’est le symbole de tout le bien qu’il y a a vivre…et a manger ensemble, car on a toujours de bonnes raisons de partager.

Pour ce qui est de la recette, jetez un coup d’oeil ici ou 20170803_201247

Une sauce jaune…et bonne

De passage au pays des lionnes, vert rouge et jaune,

Il me faut gouter de la sauce jaune.

Pas conne cette sauce jaune, plutôt bonne.

Qu’importe les choucroutes de Bonn,

Que me font les italiens et leur minestrone

Je ne ferais pas cas des fondues Bretonnes

Tant que j’ai ma sauce jaune

Qui soit dit en passant n’est pas conne,

Sage comme une nonne,

Violente comme un piment jaune

Et bonne, très bonne

C’est un cratère sans éruption ou foisonnent

Le kanda * et les tripes qui s’abandonnent

Le ndjakatu** qui fanfaronne

Le poisson qui s’époumone

Et la viande pour les bouches gloutonnes
Dites donc qu’elle n’est pas bonne, ma sauce jaune.

Elle n’appartient plus aux autochtones

Elle qui combat les saveurs monotones

Dans son écrin de taro, souriante comme un émoticône

Devant elles, tous deviennent des Fons***

Assis sur leurs trônes.

Je vous assure qu’elle ne demande pas l’aumône,

Et qu’à l’aune de la sauce jaune, nul ne peut rire jaune….

I say hein my man ? You no go eat this ashu ? Weting you di talk so ? Chop naaa !

(Pourquoi tout ce bavardage ? Vas tu as la fin manger ce taro ? Mange je te dis !)

* Kanda : peau de boeuf

** Ndjakatu : aubergine

*** Fon : Chef traditionnel du Nord-Ouest Cameroun.

On se plaint

 

Plein coucher

On se plaint….

De quoi nous plaignons nous au juste

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Je n’ai pas construit ma maison

Ma voiture a de la corrosion

On m’a servi un repas froid

Et une sœur qui pleure : qui m’épousera moi ?

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Dans nos demeures lambrissées

Sur nos tables aux nappes damassées

Avec un verre de pamplemousse pressé

Dans un bain de mousse pour destresser

On a besoin d’une vie plus matelassée

Oh comme on se plaint que le steak est trop fin

Quand d’autres s’embarquent pour une perdition sans fin

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Alléluia j’ai eu mon visa

J’irai me balader aux confins du monde

Fouler la terre de la Joconde,

M’extasier la ou les gratte ciels abondent

Titiller les tigres dans les forets profondes

Déguster du chocolat en Suisse,

Et flâner sur les plages toutes en cuisses

Et on se plaint des piscines mal entretenues

Alors que se préparent des jacuzzis de feu et de souffre

Dont personne ne parle, mais ou plusieurs s’engouffrent.

On se plaint de ne pas être béni

Non pas de vivre sous un arbre

Mais de n’avoir pas cette maison en marbre

De manquer de cette terrasse classe

Ou se prélassent ceux de la bonne race

La race des prospères, la race des hommes fiers

Que dis-je la race des hommes ignobles

Car la négligence est leur vignoble

L’esprit trouble, la consécration soluble

L’inconsistance est leur chasuble

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Je n’ai pas construit ma maison

Ma voiture a de la corrosion

On m’a servi un repas froid

Et une sœur qui pleure : qui m’épousera moi ?

Change ta rengaine et ta dégaine

Change ta chanson sans compassion

Pense à ceux qui logeront en enfer

Avec les bains les plus chauds

Et l’effroi comme roi

A la fête de la punition

Dans un inconfort sans définition.

Ils auront raison de se plaindre…de toi.

Par Patrick Mba