Et si les chrétiens priaient au Cameroun ?

Et si on prenait la prière au sérieux ?

Il pleut des barrages au Cameroun.Ni plus ni moins. Dans un foisonnement médiatique les noms finissent par être mémorisés : Lom Pangar, Menve’ele, et qui sait ce que les études sur Menchum Falls produiront ? Pour ma part, une émission de STV a attiré mon attention ce dimanche soir, en soirée, dans un entretien avec Thierry Ngongang, l’effervescent Dr Owona Nguini dit le fond de sa pensée sur les grands projets du Cameroun. D’une part, il se demande si toutes les conditions sont réunies pour que tout cela réussisse, mais surtout, il pense que même le succès de ces projets ne garantit pas notre développement, car ce dont nous avons besoin est de l’ordre de la morale, ou, avance -t-il du métaphysique…
Y a-t-il un chrétien dans la salle, pour se rappeler ce qu’il sait de la Parole de Dieu sur le seul Être capable de transcender de façon irrémédiable le Physique ? Celui-là qui a fait traverser la mer Rouge à plus de 600000 personnes au milieu d’un couloir d’eau, et ce alors que les troupes d’élite de l’armée Égyptienne les talonnaient ?
Dites, le métaphysique et le spirituel ne sont -ils pas enfants d’une même mère, blanc bonnet et bonnet blanc ? Voilà donc un politologue qui appelle de tous ses vœux à changer les réalités au-delà du visible.Dites, y a -t-il un intercesseur dans la salle ?  Je ne sais pas comment les autres ont compris une telle phrase selon les filtres divers de leur conceptions personnelles, mais en tant que chrétien et lisant de surcroît le livre d’Exode ces jours-ci, il n’y a pas de mystère. Les artisans du développement à la façon humaine sont à cours de ressources, et ils reconnaissent qu’il faut une intelligence supérieure pour nous tirer d’affaire. Hé, Jonas du Cameroun, si tu te réveillais un peu, ça fait trop longtemps que tu dors au fond de ce bateau !
Et si au lieu de chercher à obtenir les faveurs des grands de ce pays les hommes de Dieu  faisaient goûter à la classe politique camerounaise la faveur ultime d’une visitation de Dieu ? Je vois quelqu’un me dire quelque part que l’on prie déjà suffisamment, mais la question est de savoir ce que nous désirons. Avoir les derniers jouets de la société de consommation pour habiter dans un dur marbre ou faire pleurer le voisin avec sa cylindrée pour que nul n’ignore que Dieu m’a béni ? Comme disent les anglais, I beg to differ. Quand l’état a eu besoin de financement de gros sous, il a lancé un emprunt obligataire. Faut-il lancer dans nos églises une campagne de prière “obligataire” ? Sonner le rassemblement de part et d’autre, laisse tomber un mois ou deux les agapés au foléré et les nuits de prière pour les visas afin de se concentrer sur le problème d’intégrité qui balafre l’avenir de ce pays d’un gouffre d’incertitude béante ? En Esaie, Dieu se lamente avec le prophète de ce que les “hommes de Dieu” pansent à la légère la plaie du peuple” ils disent paix, paix, et pourtant il n’y a pas de paix. Cherche ton sac de jute et assieds toi à terre pour commencer à prier ; de toute manière , ce n’est pas la poussière qui manque dans nos villes pour qui veut s’y asseoir et invoquer le Dieu des cieux…

Sur la trace des missionnaires allemands

La salle dans laquelle se tenait la formation était assez spéciale. C’est vrai qu’elle est située sur les pentes du Mont Cameroun, mais ce n’était pas tout. On aurait dit une de ces habitations en bois de Suisse ou d’Allemagne, avec un plancher en bois et d’immenses vitres qui laissaient entrer la lumière à flot. Tout ceci se passait en début Mai à Buéa , à l’occasion d’une formation des Pasteurs en évangélisation. Pour beaucoup de cette vingtaine de Pasteurs et de laïcs de l’Elise Méthodiste Unie, c’était la première fois qu’ils étaient enseignés sur les techniques d’évangélisation et de formation des disciples, avec des enseignements comme « Comment préparer et présenter un témoignage personnel ou encore « Votre Identité en Christ ».

Une des photos de la base de données de la mission de Bâle prise probablement entre 1886 et 1905 montre l’un des missionnaires, Heinrich Köster en train de superviser la construction de ce bâtiment que les missionnaires appelaient alors « The Lower House ».Nous aussi, pendant cette semaine des 15èmes jeux universitaires de Buéa , nous étions aussi au travail. Sans scie ou marteau pour réfectionner ce haut lieu de la mission, mais en train d’équiper les ouvriers du Seigneur. L’un des pasteurs s’est contenté de dire : « Vous ne pouvez pas savoir à l’heure actuelle ce que vous avez fait… »

Plus bas, sur le campus de l’Université, les jeux universitaires mettaient la ville en ébullition. Les athlètes des diverses universités eux seuls étaient au moins 4 mille, et les spectateurs innombrables. Pendant que plusieurs groupes chrétiens et églises faisaient de l’évangélisation directe, mon projet principal pour les jeux était la distribution de 5.000 cartes de visite promotionnelles pour encourager le maximum de personnes à visiter nos sites web. Objectif, 5.000 cartes. Réalisation, 4500 cartes. Quand ils se connecteront sur www.questions2vie.com ou sur www.everystudent.com  nous continueront ce que les missionnaires de Bâle ne peuvent plus faire ou ce que les pasteurs que nous venons de former n’auront pas le temps de faire : édifier les âmes en ligne.