Impact Jubilé 25 : Dans la vallee verte au pays de la sauce jaune

Le site s’appelle vallée verte. Bien des choses peuvent se passer dans une vallée, surtout lorsqu’on raconte une histoire ou qu’on décrit une situation étonnante. En tout cas, en début du mois d’Aout 2017, se tenait la conférence Impact Jubile 25 de Campus Life, la branche universitaire de Campus pour Christ Cameroun. Cette rencontre a  donné l’opportunité a 133 délègues issus de 7 universités au moins de se frotter les uns aux autres en recevant des enseignements sur l’évangélisation en milieu universitaire, l’expansion sur les campus ou le rapport entre notre engagement sur les campus et la capacité à transformer nos pays. Quant à moi, j’étais l’orateur principal de la conférence, ce qui m’a fait penser avec nostalgie a la première conférence du genre en 2001 ou j’étais juste un étudiant enthousiaste perdu dans la foule. Mes interventions à cette conférence allaient en droite ligne du leitmotiv du mouvement estudiantin de Campus pour Christ qui se décline en trois lignes:

  • L’évangile pour chaque étudiant

  • Des mouvements sur chaque campus

  • Des leaders pour chaque nation

Thème N°1: L’Evangile pour chaque étudiant

Les étudiants et élèves d’aujourd’hui sont les futurs leaders de la société en général. Le diable au travers des sectes occultes est déjà à l’œuvre pour les recruter, en faire ses futurs agents et les perdre. Il est donc urgent que chacun d’entre eux ait l’opportunité d’entendre une présentation claire de l’Evangile de Jésus-Christ avec une possibilité d’y répondre.

Thème N°2: Des mouvements sur chaque campus.

Nous devons travailler à ce qu’il y ait sur chaque campus un groupe croissant de disciples de Jésus-Christ remplis du Saint-Esprit portant la vision de la multiplication spirituelle et veillant à ne laisser aucun campus hors du champ de mission.

Thème N°3: Des leaders pour chaque nation.

LE CAMPUS AUJOUD’HUI, LE MONDE DEMAIN !!!

Il est urgent de passer d’un ministère intensif des équipiers à un mouvement de multiplication du leadership estudiantin, ceci en vue de préparer de véritables futurs leaders pour notre nation et pour toutes les nations du monde. Une des causes des crises que nous vivons dans le monde est le manque d’un leadership à l’image de celui de Jésus-Christ. Notre travail consiste donc à développer des jeunes qui commencent à être ce « sel » en tant que leaders sur leurs campus aujourd’hui, et pour le monde demain.

En tout cas, les étudiants présents à la conférence Impact de 2017 ne sont pas perdus, et ils comptent bien travailler au salut de leurs camarades sur tous les campus du Cameroun et au-delà.

En tout cas, puisque c’était l’heure des bilans annuels, on a pu noter que l’équipe de Campus Life Cameroun a pu avancer sérieusement cette année :

  • 6563 Etudiants ont entendu une présentation de l’évangile
  • 2023 ont indiqué avoir pris une décision de confier leur vie a Christ
  • 411 sont passés dans un processus de suivi pour être affermis dans leur foi

QUELQUES TÉMOIGNAGES:
“Je rends grâces à Dieu car au
travers du témoignage de l’étudiant Rwandais  qui est devenu coordonnateur national du mouvement Campus pour Christ dans son pays alors qu’il était encore étudiant et de surcroit en informatique et celui du Pr
MBANYA (Professeur en Hématologie a la Faculté de Médecine) qui, malgré ses occupations a le temps de s’investir pour l’œuvre, Cela m’a donné de comprendre que mes études, ma position sociale ou encore
mes occupations ne sont pas des raisons pour lesquelles je ne m’investirai pas
assez dans le ministère. Car il y a toujours le temps pour tout, faut juste être
diligent. M.T.T

Ma participation à Impact a permis que je puisse commencer une nouvelle année académique avec une mentalité transformée sachant que Dieu veut m’utiliser pour une œuvre bien plus grande que ce que je pense et il m’équipe pour réaliser l’œuvre. Je rends juste grâce à Dieu pour ce nouveau départ et cette nouvelle mentalité acquise, car je suis transformé par le renouvellement de l’intelligence afin de créer un mouvement au sein de mon campus. J.S.

Les perspectives

Le mouvement au Cameroun n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. L’idée est de

  • Passer d’une présence sur 20 campus à une présence sur 50 campus
    d’entre les 150 que nous voulons atteindre d’ici 2020 ;
  •  Passer d’environ 200 disciples multiplicateurs que compte le Campus Life Cameroun à 600 disciples multiplicateurs ;
  • Déjà, ils ont organisé la première formation catalytique ouverte aux étudiants leaders en septembre 2017 ;

Je ne sais pas tout ce qui se passera dans ce pays qu’est le Cameroun, mais je sais une chose. Dans le climat trouble actuel qui agite le pays, avec des attaques terroristes au Nord du pays et ce qui a été qualifie de “crise anglophophone dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, nous avons besoin d’une nouvelle génération de leaders capables d’aider cette nation à connaitre la paix. Non pas celle parfois précaire des accords, des traites et des armistices, mais la paix que Jésus donne.

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Les membres du comite d’organisation : un enthousiasme debordant.

Et la sauce jaune ?

Ah oui…C’est un repas tres prise au Cameroun, et il est provient du Nord-Ouest du pays.

De passage au pays, je me devais d’en deguster.

Pour moi, c’est le symbole de tout le bien qu’il y a a vivre…et a manger ensemble, car on a toujours de bonnes raisons de partager.

Pour ce qui est de la recette, jetez un coup d’oeil ici ou 20170803_201247

Une sauce jaune…et bonne

De passage au pays des lionnes, vert rouge et jaune,

Il me faut gouter de la sauce jaune.

Pas conne cette sauce jaune, plutôt bonne.

Qu’importe les choucroutes de Bonn,

Que me font les italiens et leur minestrone

Je ne ferais pas cas des fondues Bretonnes

Tant que j’ai ma sauce jaune

Qui soit dit en passant n’est pas conne,

Sage comme une nonne,

Violente comme un piment jaune

Et bonne, très bonne

C’est un cratère sans éruption ou foisonnent

Le kanda * et les tripes qui s’abandonnent

Le ndjakatu** qui fanfaronne

Le poisson qui s’époumone

Et la viande pour les bouches gloutonnes
Dites donc qu’elle n’est pas bonne, ma sauce jaune.

Elle n’appartient plus aux autochtones

Elle qui combat les saveurs monotones

Dans son écrin de taro, souriante comme un émoticône

Devant elles, tous deviennent des Fons***

Assis sur leurs trônes.

Je vous assure qu’elle ne demande pas l’aumône,

Et qu’à l’aune de la sauce jaune, nul ne peut rire jaune….

I say hein my man ? You no go eat this ashu ? Weting you di talk so ? Chop naaa !

(Pourquoi tout ce bavardage ? Vas tu as la fin manger ce taro ? Mange je te dis !)

* Kanda : peau de boeuf

** Ndjakatu : aubergine

*** Fon : Chef traditionnel du Nord-Ouest Cameroun.

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On se plaint

 

Plein coucher

On se plaint….

De quoi nous plaignons nous au juste

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Je n’ai pas construit ma maison

Ma voiture a de la corrosion

On m’a servi un repas froid

Et une sœur qui pleure : qui m’épousera moi ?

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Dans nos demeures lambrissées

Sur nos tables aux nappes damassées

Avec un verre de pamplemousse pressé

Dans un bain de mousse pour destresser

On a besoin d’une vie plus matelassée

Oh comme on se plaint que le steak est trop fin

Quand d’autres s’embarquent pour une perdition sans fin

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Alléluia j’ai eu mon visa

J’irai me balader aux confins du monde

Fouler la terre de la Joconde,

M’extasier la ou les gratte ciels abondent

Titiller les tigres dans les forets profondes

Déguster du chocolat en Suisse,

Et flâner sur les plages toutes en cuisses

Et on se plaint des piscines mal entretenues

Alors que se préparent des jacuzzis de feu et de souffre

Dont personne ne parle, mais ou plusieurs s’engouffrent.

On se plaint de ne pas être béni

Non pas de vivre sous un arbre

Mais de n’avoir pas cette maison en marbre

De manquer de cette terrasse classe

Ou se prélassent ceux de la bonne race

La race des prospères, la race des hommes fiers

Que dis-je la race des hommes ignobles

Car la négligence est leur vignoble

L’esprit trouble, la consécration soluble

L’inconsistance est leur chasuble

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Je n’ai pas construit ma maison

Ma voiture a de la corrosion

On m’a servi un repas froid

Et une sœur qui pleure : qui m’épousera moi ?

Change ta rengaine et ta dégaine

Change ta chanson sans compassion

Pense à ceux qui logeront en enfer

Avec les bains les plus chauds

Et l’effroi comme roi

A la fête de la punition

Dans un inconfort sans définition.

Ils auront raison de se plaindre…de toi.

Par Patrick Mba

 

 

 

 

 

 

Ciel gris ne saurait durer

  Ciel gris ne saurait durer…

 

Ma chérie

Ma chérie

Ferme les yeux et rie

Rie à gorge déployée

Rie comme la fleur choyée

Déploie les ailes de l’aurore

Prends ton envol encore,

Jusque dans les jardins de jasmin,

Jusque dans les parvis du bonheur

Ma chérie

Ma chérie,

Mon égérie chérie,

Ciel gris ne saurait durer

Ciel gris ne saurait s’incruster

Il passera,

Il se flétrira,

Il s’écroulera,

Il disparaîtra,

Et ciel bleu azur paraîtra

Sous ciel bleu,

Roulades dans l’herbe fraîche

Au parfum de pêche

Sous ciel bleu

Pommes croquées,

Joies plus qu’osées

Vins vieux et …sourires nouveaux

Viens, viens, viens

Et puis tiens,

Sous les cieux purs

Et loin de tous les murs

Ciel gris ne nous suivra plus,

Sous ciel bleu

Oubli des conventions,

Solennelles délectations,

Abolition des tentations,

L’amour se fera incantation,

Pour la dégustation des cieux bleus…

Non au ciel gris
Pur ciel bleu

Oui,depuis 4 ans

Je dis oui

Je dis oui

Comme je t’avais dit oui

Ce jour-là

Oui, de oui.

Oui, je te dis oui

Oui à l’amour oui!

Celui qui berce et non celui qui blesse

Celui qui choisis et non celui qui subit

je dis oui, oui, oui bien sûr

Car de ta main sure

Tu m’as ouvert la porte enguirlandée

Du jardin toujours ensoleillé, jamais guindé

Ou tu règnes en maitresse oui, et non en traitresse

Et c’est pour cela que je te dis oui

Oui, car j’y ai goûté, ce miel au parfum de lait,

Ce lait qui coule depuis la ruche d’abeilles

Car tes attentions sont si nombreuses,

On dirait une foule de pensées mielleuses

Et comment ne pas dire oui,

Oui, oui et comment ne pas dire encore

Encore, corps à corps,

Encore, personne ici n’a tort,

Encore, sans effort,

Encore, car le crépuscule viendra,

Mais quand il arrivera,

Nous ne regretterons point,

Car nous aurons cuit à point

Dans la sauce épicée du oui

Oui, encore,

Jusqu’à la mort.

S'entendre

Quatre ans à ses côtés

Extraits lune de miel

TU SAIS MA CHERIE

( A réciter sur un air de musique celtique )

Tu sais ma chérie

Et tu sais je te dis

Tu sais que je ris

Quand je te le dis,

L’amour n’est pas de nous,

Alors aimons nous juste

Aimons nous sans être frustes

Mais aimons-nous en restant justes

Ce n’est pas une question de buste

Ce n’est pas une question de fuite

Non, ce n’est pas un sport, une lutte

Viens, viens donc

Tu sais ma chérie

Et tu sais je te dis

Tu sais que je rie

Quand je te le dis,

Puisque je te dis

Que c’est une œuvre trop parfaite

Pour nos si petites têtes

Entrons juste dans cette fête,

Mon Dieu, quelle quête

Où la défaite est une fête

Non, l’amour n’est pas de nous…trop lourd

Ah l’amour !Quelle fraîcheur…….dans un four

Tu sais ma chérie

Et tu sais je te dis

Tu sais que je rie

Quand je te le dis,

Il faut que je te le dise,

Que je parle trop, chère soumise

Car tu es trop exquise

C’est un moyen d’échapper au tourment

De ton sucre et de ton piment

En parlant, en bavardant, et m’étalant

Oh…cette douceur…c’est hilarant

Tu sais ma chérie

Et tu sais je te dis

Tu sais que je rie

Quand je te le dis,

Je vais me taire pour t’aimer…

Yaoundé le 23 Août 2007

Elle m’avait dit oui il y a quatre ans

Voici une adaptation d’un poème d’Eluard Extraits mariage spécialement remixé pour Mireille:

MIREILLE,
Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les collines de Baleveng et de Nkolenyeng
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur mes rêves les plus concrets
Sur mes espoirs sans nombre
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffées d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes idées réunies
J’écris ton nom

Sur les fruits coupé en deux
Et le miroir de tes yeux
Sur mon lit désormais chaud
J’écris ton nom

Sur mes rapports d’équipiers,
Sur mes standards de performance,
Sur le futur qui m’a tant épié
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur mes lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer :

MIREILLE !