On se plaint

 

Plein coucher

On se plaint….

De quoi nous plaignons nous au juste

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Je n’ai pas construit ma maison

Ma voiture a de la corrosion

On m’a servi un repas froid

Et une sœur qui pleure : qui m’épousera moi ?

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Dans nos demeures lambrissées

Sur nos tables aux nappes damassées

Avec un verre de pamplemousse pressé

Dans un bain de mousse pour destresser

On a besoin d’une vie plus matelassée

Oh comme on se plaint que le steak est trop fin

Quand d’autres s’embarquent pour une perdition sans fin

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Alléluia j’ai eu mon visa

J’irai me balader aux confins du monde

Fouler la terre de la Joconde,

M’extasier la ou les gratte ciels abondent

Titiller les tigres dans les forets profondes

Déguster du chocolat en Suisse,

Et flâner sur les plages toutes en cuisses

Et on se plaint des piscines mal entretenues

Alors que se préparent des jacuzzis de feu et de souffre

Dont personne ne parle, mais ou plusieurs s’engouffrent.

On se plaint de ne pas être béni

Non pas de vivre sous un arbre

Mais de n’avoir pas cette maison en marbre

De manquer de cette terrasse classe

Ou se prélassent ceux de la bonne race

La race des prospères, la race des hommes fiers

Que dis-je la race des hommes ignobles

Car la négligence est leur vignoble

L’esprit trouble, la consécration soluble

L’inconsistance est leur chasuble

Quand les âmes périssent

Quand crissent et s’effritent les âmes sans Christ

Je n’ai pas construit ma maison

Ma voiture a de la corrosion

On m’a servi un repas froid

Et une sœur qui pleure : qui m’épousera moi ?

Change ta rengaine et ta dégaine

Change ta chanson sans compassion

Pense à ceux qui logeront en enfer

Avec les bains les plus chauds

Et l’effroi comme roi

A la fête de la punition

Dans un inconfort sans définition.

Ils auront raison de se plaindre…de toi.

Par Patrick Mba

 

 

 

 

 

 

Ciel gris ne saurait durer

  Ciel gris ne saurait durer…

 

Ma chérie

Ma chérie

Ferme les yeux et rie

Rie à gorge déployée

Rie comme la fleur choyée

Déploie les ailes de l’aurore

Prends ton envol encore,

Jusque dans les jardins de jasmin,

Jusque dans les parvis du bonheur

Ma chérie

Ma chérie,

Mon égérie chérie,

Ciel gris ne saurait durer

Ciel gris ne saurait s’incruster

Il passera,

Il se flétrira,

Il s’écroulera,

Il disparaîtra,

Et ciel bleu azur paraîtra

Sous ciel bleu,

Roulades dans l’herbe fraîche

Au parfum de pêche

Sous ciel bleu

Pommes croquées,

Joies plus qu’osées

Vins vieux et …sourires nouveaux

Viens, viens, viens

Et puis tiens,

Sous les cieux purs

Et loin de tous les murs

Ciel gris ne nous suivra plus,

Sous ciel bleu

Oubli des conventions,

Solennelles délectations,

Abolition des tentations,

L’amour se fera incantation,

Pour la dégustation des cieux bleus…

Non au ciel gris
Pur ciel bleu

Oui,depuis 4 ans

Je dis oui

Je dis oui

Comme je t’avais dit oui

Ce jour-là

Oui, de oui.

Oui, je te dis oui

Oui à l’amour oui!

Celui qui berce et non celui qui blesse

Celui qui choisis et non celui qui subit

je dis oui, oui, oui bien sûr

Car de ta main sure

Tu m’as ouvert la porte enguirlandée

Du jardin toujours ensoleillé, jamais guindé

Ou tu règnes en maitresse oui, et non en traitresse

Et c’est pour cela que je te dis oui

Oui, car j’y ai goûté, ce miel au parfum de lait,

Ce lait qui coule depuis la ruche d’abeilles

Car tes attentions sont si nombreuses,

On dirait une foule de pensées mielleuses

Et comment ne pas dire oui,

Oui, oui et comment ne pas dire encore

Encore, corps à corps,

Encore, personne ici n’a tort,

Encore, sans effort,

Encore, car le crépuscule viendra,

Mais quand il arrivera,

Nous ne regretterons point,

Car nous aurons cuit à point

Dans la sauce épicée du oui

Oui, encore,

Jusqu’à la mort.

S'entendre

Quatre ans à ses côtés

Extraits lune de miel

TU SAIS MA CHERIE

( A réciter sur un air de musique celtique )

Tu sais ma chérie

Et tu sais je te dis

Tu sais que je ris

Quand je te le dis,

L’amour n’est pas de nous,

Alors aimons nous juste

Aimons nous sans être frustes

Mais aimons-nous en restant justes

Ce n’est pas une question de buste

Ce n’est pas une question de fuite

Non, ce n’est pas un sport, une lutte

Viens, viens donc

Tu sais ma chérie

Et tu sais je te dis

Tu sais que je rie

Quand je te le dis,

Puisque je te dis

Que c’est une œuvre trop parfaite

Pour nos si petites têtes

Entrons juste dans cette fête,

Mon Dieu, quelle quête

Où la défaite est une fête

Non, l’amour n’est pas de nous…trop lourd

Ah l’amour !Quelle fraîcheur…….dans un four

Tu sais ma chérie

Et tu sais je te dis

Tu sais que je rie

Quand je te le dis,

Il faut que je te le dise,

Que je parle trop, chère soumise

Car tu es trop exquise

C’est un moyen d’échapper au tourment

De ton sucre et de ton piment

En parlant, en bavardant, et m’étalant

Oh…cette douceur…c’est hilarant

Tu sais ma chérie

Et tu sais je te dis

Tu sais que je rie

Quand je te le dis,

Je vais me taire pour t’aimer…

Yaoundé le 23 Août 2007

Elle m’avait dit oui il y a quatre ans

Voici une adaptation d’un poème d’Eluard Extraits mariage spécialement remixé pour Mireille:

MIREILLE,
Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les collines de Baleveng et de Nkolenyeng
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur mes rêves les plus concrets
Sur mes espoirs sans nombre
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffées d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes idées réunies
J’écris ton nom

Sur les fruits coupé en deux
Et le miroir de tes yeux
Sur mon lit désormais chaud
J’écris ton nom

Sur mes rapports d’équipiers,
Sur mes standards de performance,
Sur le futur qui m’a tant épié
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur mes lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer :

MIREILLE !