Elmina : en finir avec l’esclavage ancien et nouveau

20171003_140226J’étais à Elmina au Ghana en début Octobre. Elmina ? Oui, une belle petite station balnéaire, mais en même temps Elmina Castle a été le a été un des plus grands centres africains de la traite des esclaves.

Lors de la visite guidée, nous avons appris beaucoup de choses. En gros, c’est l’histoire de l’esclavage de ce site du XVIIe siècle au début du XIXe siècle, ou la traite des esclaves fait la fortune de la cité. En 1872, Elmina est cédé aux Britanniques.

Construit en 1482 par les commerçants de portugais, Elmina Castle était le premier poste de traite d’esclave dans toute l’Afrique sub-saharienne. Situé sur la côte ouest de l’actuel Ghana, il a été construit à l’origine pour protéger le commerce de l’or, mais après sa capture par les Hollandais en 1637, il est venu pour servir la traite néerlandaise avec le Brésil et les Caraïbes pour être en 1872, cédé aux Britanniques. Me voici donc en  train d’interpréter une visite guidée du Château d’Elmina sur la côte Ouest du Ghana.

  • On pouvait lever le pont-levis pour empêcher les assaillants d’entrer
  • C’est ici que l’on entassait les esclaves males
  • De ce cote se trouvaient les esclaves femmes
  • Voilà la petite sortie par laquelle les esclaves sortaient pour être embarqués dans les bateaux
  • Voici la balustrade ou se tenait le gouverneur pour choisir les esclaves femmes. On la lavait et on la faisait monter par cet escalier
  • Voici les appartements du gouverneur
  • (Et plus surprenant) Voici l’église dans laquelle ils priaient
  • Lorsqu’un soldat européen se comportait mal, on le mettait dans une cellule aérée pour un moment
  • Lorsqu’un esclave se révoltait, on le mettait dans une cellule sans ouverture jusqu’à ce qu’il meure.

Tout avait commencé pour moi par une invitation à venir interpréter.

« En tant que leader reconnu, c’est un honneur de vous inviter à participer au quatrième Forum Africain sur la Religion et le Gouvernement (AFReG 4) qui se tiendra à Elmina, au Ghana, du 2 au 5 octobre 2017. AFReG 4, sous le thème Les Africains se lèvent ensemble: Réconciliation et Reconstruction, s’attaquera au fossé paisible causé par la traite négrière transatlantique et aux réflexions historiques qui en découlent. À la suite de l’AFReG 1, 2 et 3, les initiatives nationales et régionales en faveur de la transformation se déroulent à travers un réseau croissant de leaders engagés à l’Afrique qui se relève. L’avenir de l’Afrique est entre les mains de dirigeants comme vous. Avec votre participation, nous sommes convaincus que la vision de l’AFReG continuera et contribuera à apporter un avenir brillant et plein d’espoir aux peuples de notre continent et au-delà. »

              C’est donc ainsi que je me suis retrouve à Elmina, un cadre de carte postale. C’était aussi l’occasion de rencontrer des américains et des antillais ou jamaïcains descendants de ces esclaves, et désireux de voir comment se reconnecter avec leurs racines et s’impliquer d’une certaine manière dans l’amélioration des relations entre les africains des deux bords.

A un moment de la conférence, pour exprimer cette réconciliation, des chefs traditionnels ont accueilli symboliquement un couple afro-américain sous la direction de deux pasteurs, l’un africain l’autre américain. En effet, la porte par laquelle sortaient les esclaves avaient été surnommée « la porte de non-retour ». C’était dons une façon de défier le sort, de proclamer le retour triomphal de ceux qui étaient censés ne plus pouvoir revenir. Au cours de cette cérémonie empreinte d’émotion, j’ai vu un chef traditionnel pleurer.

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L’un des moments les plus marquants de la visite du château d’Elmina était justement lorsqu’on a découvert la présence de deux églises dans le château, non loin des cachots. Les portugais avaient construit la première, et quand les hollandais ont pris le contrôle des lieux, refusant d’adorer dans une église catholique, ils ont construit la leur. Tous les visiteurs étaient scandalises.  Comment peut-on adorer avec des esclaves sous ses pieds ?

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Cependant, une autre vérité plus trouble ressortait :

Un système avait été mis en place pour asservir et exploiter toute une région pendant des siècles. Les nations avaient changé, mais le but était reste le même : l’exploitation. Cette exploitation avait été d’abord celle de l’or, et était devenue celle des hommes. Et si le système était reste-le même ? Et si de nouvelles formes d’exploitation continuaient aujourd’hui en vue d’asservir l’Afrique, avec des églises a tous les coins de rue ?

En évangélisant sur nos campus, il est clair que plusieurs étudiants sont encore esclaves. Esclaves de l’intellectualisme, esclaves de l’immoralité sexuelle, et prêts à vendre leur pays aux multinationales ou aux gouvernements étrangers les plus offrants. C’est pour briser cet esclavage que nous voulons continuer à travailler sur les campus.

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Hope on Togolese universities

Hope on Campus

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It is this 12:15, February 3rd on the campus of Lomé, Togo as we finish a meeting with those who are now called the “catalysts». These are our students and evangelists who have learnt about 2 months how to reach campuses with few resources. Togo for instance has 57 University Campuses to reach, and only two full-time staff assigned to the task. Add to that a small group of student volunteers who so far have mainly been used to working on their campus only. What do you do before the immensity of the task? Train all involved to change their approach and become catalysts. Thus, any member of the team may be working to increase the movement on several university departments, in several campuses, or both at once.

Since the training, I had not had the opportunity to sit down with the Lomé team to learn more about the evolution of their work. The s testimonies are edifying:

  • Philippe, a staff, now finds himself working in earnest to launch spiritual movements in the Faculty of Medicine, the School of Administration and the School of Architecture. One of the students of the School of Administration has already encouraged some of his classmates to share the Gospel to others, and some began to do so.
  • Juanita, who studies German found herself far from the Campus of Lomé, at the other end of the city, coaching a student at ESA, a Business School.
  • I personally spoke with Rachel, a student in 3rd year Civil Engineering from my church. After a preaching where I was talking about the importance of responding to the call of God, Rachel expressed the desire to know how to touch his training school. During a discussion, we later had at my place, I asked her what vision she believes God wants to accomplish through his life. She responded by painting a broad picture of an impact not only among her classmates, but also with professionals in the building business, since she is getting in the marketplace within a few years. It’s so interesting to ask students what they think God wants to do in their lives, because, that way, they do not undertake to accomplish our little plans, but the most ambitious plans from God.

Clearly, these students still need to see God at work in their lives and to learn more about evangelism, but what better training than to roll up their sleeves as they are doing right now, and work for the eternal wellbeing of other students on their campus and elsewhere. God is at work on the Lomé campus. Outside, the leaves are dry and the paths around the student hostels are dusty, but everything looks better when we know what the Lord is doing, creating a new generation of local evangelists.

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Touching the hearts of young christians

Last December, during the Africa wide Pamoja conference held in Lusaka, Zambia, among other things, I had the opportunity to serve as speaker for a seminar on Marriage and Mission. How to you combine a call from God with the intricacies of love, dating and marriage. It was touching to see how the main student leader from the Democratic Republic of Congo needed expressed his gratitude for the insights gained, to see two young ladies from Ethiopia also saying thank you at the end, a bit shy, yet happy. I thought I could share with you these comments by

Sduduze Mthethwa from South Africa, a staff working with our sports ministry in her country.

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Q1. Why did you choose to attend the Marriage and relationships session at Pamoja?

I think it’s an interesting topic if you are young and single Ha-ha..I didnt have any expectations I just went in to hear what the speaker had to offer us. To be quite honest as a Christian you know what the bible says about living a pure life, marriage and sex. Most young people know.

Q2.. My reaction to the session.

The Message was centered on trusting God to bring your partner, also touched on living a holy and pure life as believers, how far is too far in a dating relationship etc.

The message was properly articulated without any harsh and judgmental spirit but at the same time it was scripturally based message without any sugar coating.

Q3. The decision I have taken and the impact I might eventually have on my life and relations.

There are 3 things I took out of the sessions:

  1. Loving God not the benefits…

As young people, it’s so easy to look for containers (how a man/woman looks on the outside not focusing on the content and forget that looks fade as time goes on in marriage)

I was challenged to love and trust God not what he has to offer, in this case a husband…

  1. Trust the word of God and learning the art of hearing the voice of God.

Patrick shared his testimony about how he met his wife, chose to trust God and married his wife without any form of attraction feelings what so ever… That shook me to the core .

After that testimony i realised that i hadnt fully surrendered my relationship life to God…

  1. Obedience produces better fruits than Sacrifice…

Confier son cœur et son mariage Dieu

health-1628372_1280Que prescrire à un Docteur en Pharmacie pour son cœur ? Drôle de question n’est-ce pas ? En fait, le plus simple est de laisser Dieu parler à son cœur. Dans nos échanges avec les jeunes en général et les étudiants en particulier, l’une des grandes préoccupations courantes est la question de la gestion des sentiments et des relations avec le sexe opposé…Après une conférence des célibataires, j’ai reçu un email d’une étudiante en pharmacie. Avec sa permission, et en omettant tout ce qui pourrait causer un souci, je partage avec vous ce que le Seigneur a fait pour elle. Nous l’appellerons Clara.

1er Email de Clara :

Objet : Remerciements

Bonjour Patrick. Merci infiniment pour les enseignements d’hier. J’ai toujours cru que j’avais donné ma vie à Christ mais je réalise que ce n’est que dernièrement que j’ai vraiment donné à Christ. Je n’avais pas réalisé à quel point je vivais dans le péché et plus je lis la Parole plus j’apprends beaucoup de choses. L’enseignement d’hier m’a permis d’en apprendre encore plus. J’ai un ami qui veut m’épouser. Vu que je dois en principe aller me spécialiser après l’obtention de mon Doctorat en Pharmacie cette année, il voudrait que nous nous mariions avant. Pas plus tard qu’au début de cette semaine vue les conversations que nous avions sur WhatsApp je l’ai bloqué. Il m’a écrit sur Messenger et je lui ai dit que la qualité de nos conversations ne glorifiait pas le Seigneur et que pour l’instant une simple camaraderie serait préférable. Il n’est pas Chrétien né de nouveau. Je lui ai envoyé des versets. Il est sûr que ce n’est qu’avec moi qu’il pourrait améliorer sa spiritualité. Je lui ai dit que lorsqu’il reviendrait au pays on verra en discutant si nous sommes compatibles spirituellement et si on peut parler mariage ou pas (il étudie a l’etranger actuellement). Il dit qu’il a toujours voulu donner sa vie à Christ mais que s’est compliqué de rester en dehors de toutes les restrictions.

Bref je suis obéissante à la Parole. Je ne me mettrai pas sur un joug étranger.

J’aurai besoin de tes conseils ou d’un avis sur la situation.

Merci encore et bon retour dans la paix du Seigneur.

Clara

Ma Réponse au 1er Email:

Objet : Re : Remerciements

Salut Clara,

  Merci pour la confiance que tu m’exprimes en exposant ta situation.

 En te lisant je crois percevoir entre les lignes que tu éprouves déjà des sentiments forts pour cet ami.
Seulement voilà : comme tu as pu le voir dans ta propre expérience ; il est facile de se tromper sur son propre statut spirituel. Pourtant ; ce qu’on a tendance à oublier c’est que le spirituel constitue pour notre vie ce que les cellules souches sont pour le corps : tout se développe à partir de là. Une personne peu instruite peut devenir autodidacte, une personne mal-élevée peut apprendre de bonnes manières, et une femme qui ne sait pas faire la cuisine peut se donner la peine d’apprendre, et ces trois cas seraient facilites si Dieu les brise dans leur orgueil et calme leurs craintes par son Saint-Esprit. Dans le cas de ton ami je dirai que c’est un risque de miser sur sa conversion dans le contexte du mariage. Après le mariage, le vernis de bonne éducation et de passion s’écaille facilement.

  Rien ne l’empêche a vrai dire de tester les profondeurs de la vie chrétienne maintenant. On pourrait lui accorder le bénéfice du doute en se disant qu’il ne comprend pas encore que ce n’est pas par sa propre force qu’il vivra la vie chrétienne comme le dit Ephésiens 2 :8-9 Le problème c’est que l’acceptation de l’autre en vue du mariage ne devrait jamais se fonder sur la promesse d’un changement futur, car un tel changement est hypothétique : et s’il ne changeait pas ? Et si au contact de ta pratique chrétienne dans l’intimité du mariage il devenait encore plus radical ? En ce moment, tu te retrouverais avec un non-croyant a qui tu devras te soumettre selon les principes du mariage…

A mon avis, le mieux serait de simplement le diriger vers des gens qui pourraient l’encourager dans son développement spirituel en suspendant tout projet de mariage avec lui. Je dis bien en suspendant ; car rien ne sert de conditionner votre mariage à son engagement chrétien : s’il vient à Dieu juste pour toi, rien ne garantit la sincérité de son engagement.

Je sais que mes paroles doivent sembler dures, mais nous nous devons d’être réalistes.

  Je demeure à ta disposition,

     Patrick

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Photo d’illustration   

https://unsplash.com/@willpower

 

2eme Email de Clara (5 mois plus tard)       

Objet : Remerciements

Tu ne te souviens probablement plus de moi. Je t’avais écrit il y a quelques mois par rapport à un garçon qui n’avait pas Christ dans sa vie et qui voulait m’épouser avant que je n’aille en spécialisation. J’avais suivi tes conseils et lui avais indiqué Campus pour Christ dans le pays où il réside. Je lui avais fait comprendre clairement que nous ne pourrons pas nous marier et que la simple camaraderie serait nécessaire. Lorsqu’il est revenu au Cameroun il y a quelques mois il m’a joint je lui ai fait comprendre que lui et moi c’est fini. J’ai même dû le bloquer sur tous les réseaux sociaux. Même comme ça il m’a joint avec un autre numéro me demandant pourquoi je l’ai bloqué. Je lui ai expliqué que parce qu’il ne veut pas comprendre. Il m’a sorti comme quoi on pourrait rester ami. Je lui ai dit que rester ami ne l’aiderait pas lui car il voudra toujours se remettre en couple avec moi. Puis il m’a dit « tu préfères que je ne t’appelle plus ? » j’ai répondu par « oui » et il m’a demandé « c’est ce que tu veux vraiment ? » je lui ai dit « puisque je te le dis ».

Cela m’a vraiment déchargé. Il y avait ce truc qui clochait au fond de moi quand je m’imaginais mariée à lui. J’ai compris plus tard que c’est la voix du Saint-Esprit, mon témoignage intérieur n’était pas bon par rapport à ce mariage.

Cela semblait dur à cette époque mais aujourd’hui c’est beaucoup plus facile pour moi car j’ai un idéal que je suis « Jésus Christ » et avec l’aide du Saint-Esprit je lui suis fidèle. J’ai réalisé qu’à l’époque je n’étais pas du tout prête pour le mariage et m’applique à travailler sur moi-même sur les aspects que le Saint-Esprit me montre. Il y a toujours des garçons qui veulent être en couple avec moi. Grâce à l’aide du Saint-Esprit et aux différents enseignements j’ai le discernement de s’ils sont chrétiens ou s’ils ne le sont pas. Bref je suis toujours célibataire et m’applique à suivre ce que le Seigneur me demande au quotidien. Je travaille sur moi-même et je sais que quelqu’un quelque part travaille aussi sur lui et prie pour me rencontrer comme je prie pour le rencontrer.

A l’époque des gens autour de moi me disaient : « Clara tu ne peux pas dire que tu ne vas pas l’épouser car il n’est pas chrétien. Ce n’est pas bien et tout. Tout le monde ne peut pas avoir ton niveau de foi. » Et sans ces conseils j’aurais probablement franchi le pas. Suivre le Seigneur est devenu ma priorité. Les choix que nous faisons dans notre vie doivent être faits quand nous sommes spirituels et non charnels. A cette époque je venais à peine de me convertir et vraiment quand je regarde encore derrière je vois l’amour de Dieu qui m’a épargnée d’une faute énorme.

C’était juste pour dire merci car ces conseils m’ont beaucoup aidée.

Merci beaucoup et que le Seigneur continue à t’édifier. Qu’Il te bénisse toi ainsi que toute ta famille.

Merci beaucoup Tonton Patrick.

Ma réponse au 2eme Message

Objet : Re : Remerciements

Salut Clara,

Tu ne peux savoir à quel point ton message m’encourage. Au lieu de remerciements, je lie le titre de ton message “encouragements”. C’est vrai que si je te croise en route je ne te reconnaîtrai pas, car je ne me souviens pas de ton visage, mais à coup sûr, je me souviens de l’échange que nous avons eu en ligne. A vrai dire, je n’écris que rarement à des participants (es) après un séminaire, donc je m’en souviens.

  Ce qui me plait le plus dans ton témoignage c’est que, étant encore célibataire, tu as pleinement compris aujourd’hui que le plus important pour toi n’était pas de te « caser » au plus vite, mais de devenir la personne que Dieu désirait que tu deviennes. Crois-moi, c’est encore plus important que de recevoir une alliance de la part d’un homme qui a lui-même ses propres défis.

  Je termine pas une série d’exhortations bibliques :

  • Garde le bon dépôt
  • Combats le bon combat
  • Cherche premièrement le royaume et la justice de Dieu
  • Demeure dans le calme et la tranquillité.

   Ton message a illuminé ma journée,

           Patrick Mba

De l’espoir sur le campus de Lomé

20170203_121258Il est 12h 15 ce 03 Février sur le Campus de Lomé, nous terminons une rencontre avec ceux qu’on appelle désormais les « catalyseurs ». Il s’agit de nos étudiants et évangélistes qui ont appris il y a de cela environ 2 mois comment toucher plus de campus avec peu de ressources. Le Togo par exemple a 57 Campus Universitaires à toucher, et seulement 2 évangélistes affectes à temps plein a cette tâche. Ajoutez à cela un petit groupe de volontaires étudiants qui jusque-là ont surtout eu l’habitude de travailler sur leur campus uniquement. Que faire devant l’immensité de la tache ? Former toutes les personnes impliquées à changer d’approche et à devenir des catalyseurs. Ainsi, tout membre de l’équipe peut soit travailler à multiplier le mouvement sur plusieurs départements de l’université, dans plusieurs campus, ou les deux à la fois.

  Depuis la formation, je n’avais pas eu l’occasion de m’asseoir avec l’équipe de Lomé pour en savoir plus sur l’évolution du travail. Les témoignages sont édifiants :

  • Philippe, l’évangeliste, se retrouve désormais à travailler sérieusement à lancer des mouvements spirituels en Faculté de Médecine, à l’Ecole d’Administration et à l’Ecole d’Architecture. L’un des étudiants de l’Ecole d’Administration a d’ailleurs déjà encourages certains de ses camarades à présenter l’évangile a d’autres, et certains ont effectivement commence à le faire.
  • Juanita, étudiante en Allemand s’est retrouvée loin du Campus de Lomé, a l’autre bout de la ville en train d’assurer le coaching d’un étudiant de l’ESA, Ecole Supérieure des affaires.
  • Personnellement, j’ai discuté avec Rachel, une étudiante en 3eme Année Génie Civil de mon église. Après une prédication ou je parlais de l’importance de répondre à l’appel de Dieu, Rachel a exprimé le désir de savoir comment toucher son école de formation. Au cours d’entretien que nous avons eu plus tard, je lui ai demandé quelle vision elle pense que Dieu veut accomplir au travers de sa vie. Elle a répondu vouloir avoir un impact non seulement auprès de ses camarades, mais aussi auprès des professionnels du bâtiment dans le monde professionnel qu’elle va rejoindre d’ici quelques années. C’est si intéressant de demander aux étudiants ce qu’ils pensent que Dieu veut faire dans leur vie, parce que, ainsi, ils ne s’engagent pas à accomplir nos petits plans, mais les plans plus ambitieux de Dieu.

Ces étudiants ont pour la plupart encore besoin de voir Dieu a l’œuvre dans leurs vies et d’en apprendre plus sur l’évangélisation, mais quelle meilleure formation que de retrousser leurs manches comme ils le font et de travailler au bien-être éternel d’autres étudiants, sur leur campus et ailleurs. Dieu est à l’œuvre sur le campus de Lomé. Dehors, les feuilles des arbres sont sèches et les sentiers de la Cite Universitaire poussiéreux, mais tout semble plus beau quand on sait ce que le Seigneur est en train de faire, susciter une nouvelle génération d’évangélistes locaux.

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Support technique/ Tech support

GMA Screen/ Ecran GMA
Entering statistics/ Introduire les statistiques

Dans une innovation un peu surprenante sur le thème de la malédiction, un auteur de bande dessinée a fait dire ceci à un de ses personnages : « Tes champs ne produiront rien, ta femme sera stérile, tes rivières seront à sec …et tes enfants ne sauront pas utiliser les ordinateurs !». Conclusion pour le moins surprenante, illettrisme informatique serait une malédiction. En tout cas, comme nous ne voulons pas être maudits à Campus pour Christ, je m’applique à fournir un minimum de support technique à certains collègues, sur des questions comme l’utilisation de notre outil statistique en ligne ou l’envoi des newsletters.Ouf, nous échapperons à la malédiction !

 ENGLISH

In a somewhat surprising innovation on the issue of curses , a comic book author put these words in the mouth of one of his characters: “Your fields will yield nothing, your wife will be barren, rivers will dry … and your  children will not know how to use computers! “. That’s a rather surprising conclusion, computer illiteracy as a  curse. In any case, as we do not want to be cursed at Campus Crusade for Christ, that’s why I try to provide at least some technical support to colleagues on issues such as the use of our online statistics tool or sending newsletters . Phew, we shall escape the curse!

Solving technical issues
Helping a colleague in Bamenda last year / Dépannage d’un collègue à Bamenda l’année passée.

Peindre le bonheur ensemble/ Together on the way to home sweet home

Newly wed/ Nouveaux mariés
Un diplôme special / They just “graduated”

Est-ce un Master ? Est-ce un Doctorat ? Je ne sais pas vraiment ! Néanmoins, je suis sûr d’une chose : la préparation au mariage est une sérieuse entreprise, et ceux qui négligent d’y mettre toutes leurs ressources vont au-devant de  difficultés qui n’ont rien de théorique. Pour Mireille et moi, c’est toujours avec plaisir que nous assitons aux mariages de ceux que nous avons entretenu dans les séances de counselling . C’est un peu comme être aux premiers rangs du vol inaugural d’un avion révolutionnaire. En effet, dans la majeure partie des cas, jamais ces deux personnes n’ont essayé le grand saut, et s’ils avaient essayé avant, ils se retrouvent aujourd’hui avec une personne aux empreintes digitales différentes.

Quelques extraits d’une séance :

  • Comment prendrez-vous des décisions une fois que vous soyez mariés?
  • Que ferez-vous en cas d’un désaccord?
  • Combien de temps comptez-vous passer avec vos amis après que vous soyez mariés?
  • uel rapport allez-vous avoir avec les amis de sexe opposé après que vous soyez mariés?
  • Anticipez-vous que le mari et la femme poursuivent leur carrière ? Si oui, pour combien de temps?
  • Quelle est votre opinion sur le contrôle de naissance?
  • Qui prendra le leadership spirituel dans votre maison et que pensez-vous que cela signifie?

Tout un programme n’est-ce pas ? Priez pour nous et pour ces nouveaux voyageurs…

En tout cas, ces 4 derniers moi, comme à l’image, nous avons eu le privilège de voir 2 couples franchir la ligne.

 

ENGLISH

Is it a Masters programme ? Is it a PHD ? I do not really know! However, I am sure of one thing: preparation for marriage is serious business, and those who neglect to invest all their resources in the process will later experience difficulties that are not theoretical a all. For Mireille and me , it is always with pleasure that we attend the weddings of those we helped in counseling. It’s a bit like being in the forefront of the inaugural flight of a revolutionary aircraft. In fact, in most cases, these people never have tried the big leap into marriage, and if they have , they now find themselves with a person with different fingerprints.
Excerpts from a session:

How will you take decisions once you are married?

  • What will you do in case of a disagreement?
  • How much time will you spend with your friends after you are married?
  • What relationship will you have with friends of the opposite sex after you are married?
  • Do you anticipate that husband and wife pursue their careers? If yes, for how long?
  • What is your opinion on birth control?
  • Who will take the spiritual leadership in your home and what do you think that means?

Quite  a full agenda isn’t it ? Pray for us and for these new travelers …

Well, these last 4 months, as the in these pictures, we have had the privilege of seeing two couples cross the line.

La mariée/ Glorious bride
La mariée dans sa gloire/Entering glory

Dans la marmite de l’Evangile / Tasting the Gospel’s pot

Family picture
Photo de famille/ Family picture

(Recette moderne)Prenez un poulet, coupez-le en menus morceaux, épicez-le à la camerounaise , et plongez le sans autre forme de procès dans de l’huile de palme non-raffinée en ébullition.Quand il sort de son bain salvateur( pour nos papilles gustatives), faites-le cheminer avec du couscous de maÏs et du njama njama (Légume officiel du nord-ouest,). C’est ça, suce tes doigts en les comptant.Comment ça s’appelle  ? Du kah’ti-kah’ti . Ce plat est normalement un plat du Nord-Ouest, mais voilà qu’en cette fin du mois de Mars on se retrouvait à en déguster en plein Sa’a, dans la région du centre , en plein pays Manguissa et Eton.Pourquoi ? simplement parceque nous devions former à l’évangélisation les membres de l’Eglise Baptiste locale, dont la plupart sont originaires du terroir du kah’ti-kah’ti.

La formation se passait essentiellement en anglais, dans une région où en dehors des langues locales c’est le français qui a droit de cité…Heureusement que Dieu sait faire des miracles. D’après les témoignages des stagiares, le message est passé.

ENGLISH

(Modern recipe ) Take a chicken, cut it into small pieces, spice it Cameroonian style, and ,without further ado , immerse it in boiling unrefined palm oil. Forget your dietetician.When the chicken emerges from it’s saving bath (for our taste buds), allow it to be maried to a righteous fufu corn and njama njama (official northwest vegetable).Yeah, lick your fingers as you count them. What is it called ? The kah’ti-kah’ti. This dish is a dish normally enjoyed in the Northwest region, but now that at the end of March we found ourselves sampling it right in Sa’a in the Center region, the stronghold of Manguissas and  Etons.Why? simply because we had to train members of the local Baptist Church , most of which come from the land of kah’ti-kah’ti.
The training took place primarily in English, in an area where french reigns supreme after the local languages  … Fortunately, God can do miracles. According to the testimony of Trainees, the message was clear and trainees were energized for outreach in any language !

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Il faudra repasser à Ezezang/ Ezezang was not yet ready

Lundi 1er Avril 2013.

Je débarque à Ezezang, un peu après la sortie ouest de Yaoundé pour une projection de film Jésus en langue locale

Jesus Film backpack
A peine déballé, le matériel a du être rangé de nouveau.
No sooner I had unpacked that I had to pack everything again.

. Campus pour Christ collabore dans cette projection avec un groupe d’églises pour projeter dans près de 15 sites par jour pendant une semaine.

Une autre équipe devait obtenir les autorisations de projections, ce qui fait qu’à peine arrivé, sans m’enquérir de quoi que ce soit, je déballe mon matériel dans la cour de l’école primaire du coin. Par la grâce de Dieu, le nouveau matériel de projection tient dans un sac à dos comme ceux que les touristes et les randonneurs emportent souvent. Voici le site du nouvel équipement de projection. Seulement, voilà qu’un homme descendant précipitamment d’une moto m’intime l’ordre de tout arrêter. Il dit être le fils du chef et me fait remarquer que les autorisations ne couvrent que les quartiers mêmes de Yaoundé ouest, mais surtout pas leur bretelle et leur localité. Dans l’attroupement qui s’ensuit, un autre jeune homme commence à m’accuser de vouloir projeter un film pornographique. Pendant que je remballe le matériel, un jeune homme que j’avais salué à ma descente de voiture et qui n’avait pas daigné me répondre m’explique ses affinités avec le monde spirituel, mais il me semble qu’il a terriblement besoin de l’Evangile. Pas de projection.Il faudra repasser à Ezezang.

ENGLISH

Monday 1 April 2013.

I reach Ezezang, shortly after the western outskirts of Yaoundé for a Jesus film screening in the local language. Campus Crusade for Christ in this screening works with a group of churches to project in about 15 sites per day for a week . Another team had to obtain permissions for the project, that’s why I don’t bother to seek someone’s approval. As soon as possible, I unpack my stuff in the courtyard of the local elementary school. By the grace of God, the new projection equipment fits in a backpack like those tourists and hikers often carry. Here is the site of the new projection equipment. But suddenly, a man jumps from a motorcycle and, in no uncertain terms, orders me to stop everything. He introduces himself as the chief’s son and remarks that the authorizations cover the neighborhoods mentionned, but not their village. As a little crowd gathers, another young man starts yelling that I was planning to show a pornographic movie.  While I pack the equipment, a young man whom I greeted upon leaving the pick up truck and who did not bother to reply explains his affinity with the spiritual world, but he just seems to be in dire need of the Gospel. No screening of the Jesus Film today. We will have to go to  Ezezang again.