Dans la marmite de l’Evangile / Tasting the Gospel’s pot

Family picture
Photo de famille/ Family picture

(Recette moderne)Prenez un poulet, coupez-le en menus morceaux, épicez-le à la camerounaise , et plongez le sans autre forme de procès dans de l’huile de palme non-raffinée en ébullition.Quand il sort de son bain salvateur( pour nos papilles gustatives), faites-le cheminer avec du couscous de maÏs et du njama njama (Légume officiel du nord-ouest,). C’est ça, suce tes doigts en les comptant.Comment ça s’appelle  ? Du kah’ti-kah’ti . Ce plat est normalement un plat du Nord-Ouest, mais voilà qu’en cette fin du mois de Mars on se retrouvait à en déguster en plein Sa’a, dans la région du centre , en plein pays Manguissa et Eton.Pourquoi ? simplement parceque nous devions former à l’évangélisation les membres de l’Eglise Baptiste locale, dont la plupart sont originaires du terroir du kah’ti-kah’ti.

La formation se passait essentiellement en anglais, dans une région où en dehors des langues locales c’est le français qui a droit de cité…Heureusement que Dieu sait faire des miracles. D’après les témoignages des stagiares, le message est passé.

ENGLISH

(Modern recipe ) Take a chicken, cut it into small pieces, spice it Cameroonian style, and ,without further ado , immerse it in boiling unrefined palm oil. Forget your dietetician.When the chicken emerges from it’s saving bath (for our taste buds), allow it to be maried to a righteous fufu corn and njama njama (official northwest vegetable).Yeah, lick your fingers as you count them. What is it called ? The kah’ti-kah’ti. This dish is a dish normally enjoyed in the Northwest region, but now that at the end of March we found ourselves sampling it right in Sa’a in the Center region, the stronghold of Manguissas and  Etons.Why? simply because we had to train members of the local Baptist Church , most of which come from the land of kah’ti-kah’ti.
The training took place primarily in English, in an area where french reigns supreme after the local languages  … Fortunately, God can do miracles. According to the testimony of Trainees, the message was clear and trainees were energized for outreach in any language !

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Il faudra repasser à Ezezang/ Ezezang was not yet ready

Lundi 1er Avril 2013.

Je débarque à Ezezang, un peu après la sortie ouest de Yaoundé pour une projection de film Jésus en langue locale

Jesus Film backpack
A peine déballé, le matériel a du être rangé de nouveau.
No sooner I had unpacked that I had to pack everything again.

. Campus pour Christ collabore dans cette projection avec un groupe d’églises pour projeter dans près de 15 sites par jour pendant une semaine.

Une autre équipe devait obtenir les autorisations de projections, ce qui fait qu’à peine arrivé, sans m’enquérir de quoi que ce soit, je déballe mon matériel dans la cour de l’école primaire du coin. Par la grâce de Dieu, le nouveau matériel de projection tient dans un sac à dos comme ceux que les touristes et les randonneurs emportent souvent. Voici le site du nouvel équipement de projection. Seulement, voilà qu’un homme descendant précipitamment d’une moto m’intime l’ordre de tout arrêter. Il dit être le fils du chef et me fait remarquer que les autorisations ne couvrent que les quartiers mêmes de Yaoundé ouest, mais surtout pas leur bretelle et leur localité. Dans l’attroupement qui s’ensuit, un autre jeune homme commence à m’accuser de vouloir projeter un film pornographique. Pendant que je remballe le matériel, un jeune homme que j’avais salué à ma descente de voiture et qui n’avait pas daigné me répondre m’explique ses affinités avec le monde spirituel, mais il me semble qu’il a terriblement besoin de l’Evangile. Pas de projection.Il faudra repasser à Ezezang.

ENGLISH

Monday 1 April 2013.

I reach Ezezang, shortly after the western outskirts of Yaoundé for a Jesus film screening in the local language. Campus Crusade for Christ in this screening works with a group of churches to project in about 15 sites per day for a week . Another team had to obtain permissions for the project, that’s why I don’t bother to seek someone’s approval. As soon as possible, I unpack my stuff in the courtyard of the local elementary school. By the grace of God, the new projection equipment fits in a backpack like those tourists and hikers often carry. Here is the site of the new projection equipment. But suddenly, a man jumps from a motorcycle and, in no uncertain terms, orders me to stop everything. He introduces himself as the chief’s son and remarks that the authorizations cover the neighborhoods mentionned, but not their village. As a little crowd gathers, another young man starts yelling that I was planning to show a pornographic movie.  While I pack the equipment, a young man whom I greeted upon leaving the pick up truck and who did not bother to reply explains his affinity with the spiritual world, but he just seems to be in dire need of the Gospel. No screening of the Jesus Film today. We will have to go to  Ezezang again.